Zéro recrutement dans la fonction publique depuis la création de la filière santé communautaire à l’université Alioune Diop de Bambey en 2006. C’est ce qu’a fait savoir le collectif des cadres en santé communauté de ce temple du savoir en conférence de presse hier, vendredi 7 avril, au siège du Sutsas à la sodida. Selon leur coordinateur, Serigne Mor Cissé Dione, c’est une «injustice notoire» car l’Etat devait être le premier employeur de ces diplômés et sans eux, il n’y a pas de couverture santé universelle.
Onze promotions sont sorties de la filière santé communautaire de l’université Alioune Diop de Bambey sans être recrutés par le gouvernement. C’est la révélation faite par le collectif des cadres en santé communautaire formés à l’Université de Bambey.
Et de souligner que l’objectif de cette rencontre avec la presse est d’attirer l’attention des pouvoirs publics et de l’opinion sur «l’injustice faite aux sortants de cette prestigieuse université Alioune Diop de Bambey au recrutement, cette année, de 1000 agents dans la fonction publique». Onze ans se sont écoulés avec la succession de promotions sortantes, toutefois, le coordonnateur a avancé qu’ils ne sont pas restés muets à par rapport à cette situation.
«Nous nous sommes constitués d’abord à l’université comme association, nous avons attiré l’attention des autorités sur notre situation. D’abord, avec le Président Wade puis avec Macky Sall. Nous avons adressé des correspondances au ministère de la santé. La réponse servie est que le dossier est au niveau de la fonction publique et cette dernière souligne qu’il réagit en fonction de la demande des ministères de tutelle. Cependant, à notre grande déception, pour les deux recrutements de 1000 agents sanitaires, nous sommes totalement absents» a-t-il fait savoir
(Avec Sud online)