Les appels à l’apaisement de la tension entre le Maroc et le Sénégal après la finale de la CAN et des sujets se rapportant à la sécurité routière et à l’économie sont au menu des quotidiens reçus, ce samedi.
L’As fait état de ‘’médiations tous azimuts’’ après les tensions liées à la finale de la CAN entre le Sénégal et le Maroc.
Selon le journal, ‘’’le cercle Sénégal-Maroc d’amitié et de fraternité (Ce-semaf) a appelé, hier, dans un communiqué, les citoyens sénégalais et marocains à ne pas céder aux sirènes de la division, de la provocation et de la manipulation à l’issue de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations organisée dans le royaume chérifien’’.
L’As signale également que ‘’la Cheikhie de la Zaouiya Tidjane au Royaume du Maroc est sortie de sa réserve pour rappeler l’essentiel’’.
”Dans un communiqué empreint de spiritualité et de responsabilité morale, le Cheikh Mohammed El Kébir Ben Sidi Ahmed Tidjani a réagi aux tensions suscitées par la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026, insistant sur le fait que ces épisodes conjoncturels ne sauraient entamer la profondeur des relations fraternelles entre le Royaume du Maroc et la République du Séné’’, écrit le journal.
Le Quotidien aussi se fait l’écho de ‘’l’appel au calme de la Cheikhie’’. ‘’La Cheikhie de la Zaouiya Tidjane au Royaume du Maroc appelle à l’apaisement des tensions et à la sauvegarde des liens profonds unissant les deux nations, au lendemain d’une finale de Coupe d’Afrique des nations (Can) historique mais tumultueuse, remportée par le Sénégal face au Maroc’’, rapporte le journal.
”Alors que les compétitions sportives, notamment la Can, exacerbent parfois les nationalismes et les tensions sur les réseaux sociaux, le socle religieux entre Dakar et Rabat reste un stabilisateur unique. Entre la cité sainte de Tivaouane et l’impériale Fès, l’héritage de Maodo Malick Sy agit comme un amortisseur de crises, rappelant que l’unité spirituelle de la Tijâniyya surpasse, et de loin, les rivalités de stade. Comme le montre le communiqué de la chefferie de la famille Tidiane de Fès hier’’, écrit la publication.
Dans sa livraison du jour, le quotidien Le Soleil est préoccupé par la mise en œuvre de la Nouvelle stratégie nationale de la sécurité routière 2026-2035.
‘’Avec plus de 4.000 accidents de la circulation enregistrés chaque année et environ 745 décès, soit près de deux morts par jour, la sécurité routière demeure un enjeu majeur au Sénégal. Pour inverser cette tendance, l’Agence nationale de sécurité routière (Anaser) a validé, jeudi, une stratégie nationale de sécurité routière pour la période 2026-2035, lors d’un atelier réunissant l’ensemble des acteurs du secteur. Le coût de cette feuille de route est estimé à 120 milliards de FCFA’’, souligne la publication.
Le journal note que cette stratégie, ‘’alignée sur le Plan mondial pour la décennie d’action 2021-2030, qui ambitionne de réduire de 50% le nombre de décès et de blessures graves sur les routes’’ s’articule autour de huit axes structurants.
”Ceux-ci portent notamment sur le renforcement de la gouvernance, l’amélioration des infrastructures routières, la modernisation des véhicules et du contrôle technique, ainsi que la promotion de comportements plus responsables chez les usagers’’, ajoute la publication.
Toutefois, relève Le Soleil, ‘’au-delà de la pertinence du document stratégique, le principal défi reste sa mise en œuvre”. ”Les autorités soulignent que le succès de cette stratégie dépendra d’un engagement soutenu de l’ensemble des parties prenantes, d’une coordination renforcée entre les institutions concernées et de la mobilisation effective des ressources financières prévues. Par ailleurs, la disponibilité de données fiables constitue un levier essentiel. À cet effet, la finalisation du Bulletin d’analyse des accidents corporels (Baac) est présentée comme un outil clé d’aide à la décision, indispensable pour orienter les actions et évaluer les résultats’’, rapporte le journal.
Sud Quotidien s’intéresse à l’industrialisation et note que ‘’le Sénégal change d’’échelle’’. ‘’Le Sénégal, écrit Sud, renforce ses capacités industrielles avec la mise en service prochaine d’une raffinerie d’huiles alimentaires d’une capacité de 600 tonnes par jour, représentant un investissement de 60 milliards de francs CFA. Implantée à Sendou, dans le département de Rufisque, cette unité portée par le groupe Mavamar Industries s’inscrit dans la politique nationale de sécurité et de souveraineté alimentaires, en visant la réduction des importations, la promotion de la transformation locale et la création d’emplois. Son directeur général, M. Souleymane Ndoye et sa délégation ont été reçus hier vendredi par le chef de l’Etat’’.
Concernant l’économie toujours, L’Observateur note que le pétrole et le gaz sénégalais sont devenus les ‘’nouveaux leviers de croissance de l’Uemoa’’.
‘’Dans un environnement international marqué par un ralentissement de la croissance et des incertitudes économiques persistantes, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) se distingue par une dynamique robuste. Selon la dernière note de conjoncture, la zone Uemoa devrait enregistrer une progression économique de 6,7% contre 6,2% en 2024. Ce, alors que le Fonds monétaire international (FMI) prévoyait une croissance mondiale limitée à 3,2% en 2025. L’entrée en production de nouveaux gisements d’hydrocarbures, en particulier au Sénégal et au Niger, contribue significativement à cette performance’’, écrit L’Obs.
Selon le journal, ‘’le Sénégal s’impose désormais comme un moteur de la dynamique régionale, avec une hausse de 25,3% de son activité industrielle au troisième trimestre 2025, portée par le bond du secteur extractif lié à l’exploitation pétrolière et gazière offshore. Cette manne énergétique soulève toutefois des enjeux majeurs en matière de gouvernance, de soutenabilité budgétaire et de diversification économique, leviers essentiels pour garantir une croissance durable et inclusive’’.
Avec Aps