Revue-presse : A la Une, la rencontre du Premier ministre avec les magistrats et l’audition manquée de Doudou Wade  

La rencontre des dirigeants de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) avec le Premier ministre et la convocation de l’opposant Doudou Wade à la police judiciaire dominent la livraison des quotidiens de ce week-end.

‘’Modernisation et réformes de la justice : Ousmane Sonko réitère l’engagement de l’État’’, titre Sud Quotidien, selon lequel le Premier ministre s’est prononcé ‘’en faveur d’une réforme structurelle de la justice [et du] renforcement des conditions de travail des acteurs judiciaires’’.  

Le Quotidien tient à préciser que le chef du gouvernement s’est entretenu avec les leaders de l’UMS ‘’trois jours après les attaques [d’Ousmane] Sonko, à Casablanca, contre les magistrats’’.

‘’Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un dialogue interinstitutionnel’’, écrit Le Quotidien en citant le bureau exécutif de l’Union des magistrats du Sénégal.

‘’Lors d’une rencontre avec la communauté sénégalaise établie au Maroc, le 26 janvier 2026, le Premier ministre a franchi un nouveau palier dans sa critique systémique de l’appareil judiciaire’’, lit-on dans le même journal.

Il ajoute que ‘’ses propos […] visaient nommément certains magistrats et dénonçaient un système qu’il juge inféodé à des intérêts politiques’’.

L’UMS déclare que ‘’le Premier ministre […] a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à apporter des solutions graduelles aux préoccupations soulevées par le bureau exécutif et à œuvrer pour une justice forte et indépendante’’.

L’As fait remarquer que ‘’l’audience accordée par le Premier ministre à l’Union des magistrats du Sénégal […] survient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par les sorties virulentes d’Ousmane Sonko mettant en cause certains magistrats’’.

Il fallait ‘’une réaction de fermeté’’ de l’UMS aux ‘’propos’’ de M. Sonko, commente L’As, lequel estime que ‘’cette audience est perçue comme une tentative d’apaisement à sens unique en renforçant l’image d’une justice trop proche du pouvoir exécutif’’.

Le Soleil consacre un dossier aux détentions prolongées et aux difficultés de communication des personnes placées en garde à vue avec leurs proches et leurs avocats. Il aborde les ‘’conditions d’hygiène’’ des endroits où ces personnes sont gardées, en décrivant ‘’un véritable calvaire’’.

Selon Les Échos, Doudou Wade, invité d’une émission de la TFM animée par le journaliste Pape Ngagne Ndiaye, a tenu des propos susceptibles de lui valoir des poursuites judiciaires. Les propos en question peuvent être interprétés comme une ‘’offense au chef de l’État’’ et qualifiés d’‘’actes de nature à compromettre la sécurité publique’’.

Pape Ngagne Ndiaye a été auditionné par la Sûreté urbaine, à la demande du procureur de la République, selon plusieurs journaux. ‘’À la suite de son audition pour des faits présumés de complicité, il a été libéré sans charge’’, affirme Libération, ajoutant : ‘’Doudou Wade crée les conditions de son ‘injoignabilité’.’’

‘’Les enquêteurs ont essayé de le joindre durant toute la journée…’’ ajoute Libération, Les Échos affirmant que ‘’l’ancien président du groupe parlementaire du Parti démocratique sénégalais n’a pas déféré à la convocation [de la Sûreté urbaine]’’.

‘’Contrairement aux informations diffusées dans la presse et sur les réseaux sociaux, Doudou Wade n’a […] reçu aucune convocation émanant de la Sûreté urbaine’’, note L’As en citant la coalition Sopi Sénégal, dont M. Wade fait partie des dirigeants.

Avec Aps

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