Retrait des troupes américaines de Syrie : l’opération préalable qui conditionne le départ définitif

L’armée américaine amorce la fin de son déploiement dans le nord-est de la Syrie. Le démantèlement de ses infrastructures militaires s’accélère avec l’évacuation en cours de la base de Kasrak, située dans la province de Hassaké, marquant une nouvelle étape dans le désengagement des forces de Washington dans la région.

Selon les informations de l’agence Anadolu, les soldats américains ont commencé à vider les installations de Kasrak, à proximité de la ligne de Tel Tamer. Plusieurs dizaines de camions logistiques, chargés d’équipements militaires, ont formé des convois pour quitter les lieux. Ces véhicules se dirigent actuellement vers la frontière irakienne.

Cette manœuvre s’inscrit dans une dynamique plus large de réduction des effectifs. Au cours du mois écoulé, les États-Unis avaient déjà abandonné leurs bases de Shaddadi et d’al-Tanf. À ce stade, la présence militaire américaine se maintient sur les points de déploiement de Rmeilan, Harab al-Jir et Life Stone.

Ce retrait progressif préfigure la fin de la présence militaire américaine sur le sol syrien. Selon nos informations, corroborées par des données du Wall Street Journal, Washington prévoit de retirer le millier de soldats restants dans un délai de deux mois. Ce départ définitif est subordonné à une condition stricte : l’achèvement préalable du transfert des membres de l’organisation terroriste Daech vers l’Irak.

Les forces américaines sont déployées en Syrie depuis 2015. Cette présence militaire avait été instaurée dans le cadre des opérations internationales menées pour contrer l’expansion de Daech.

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