Le Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur (SAES), à travers sa coordination du Campus de Dakar, tire la sonnette d’alarme face à la crise qui secoue l’université. Dans un communiqué rendu public le vendredi 13 février 2026, le syndicat dénonce la violence, les blessures étudiantes et la détention de certains d’entre eux, tout en rappelant la nécessité de préserver l’autonomie universitaire et les franchises académiques.
« L’université traverse une crise grave. Une vie étudiante a été perdue. Des étudiants sont blessés, d’autres détenus. Les campus sont désorganisés. Cette situation ne peut être ni banalisée ni administrée comme un simple incident », souligne le SAES, qui engage la responsabilité des autorités et l’avenir même de l’enseignement supérieur.
Autonomie et régulation
Le syndicat rappelle que « l’autonomie universitaire n’est pas négociable » et qu’elle constitue le fondement même de la légitimité académique. Selon le communiqué, la gestion sécuritaire ne peut se substituer à la gouvernance académique sans fragiliser l’équilibre institutionnel : « Restaurer la stabilité implique de réaffirmer que l’université dispose de ses mécanismes propres de régulation, dans le respect des lois et des franchises universitaires. »
Justice et prise en charge des victimes
La coordination insiste sur « la vérité complète » et la nécessité de réparations pour les victimes. « Les étudiants blessés doivent bénéficier d’une prise en charge intégrale et immédiate. Soins médicaux, suivi psychologique, accompagnement social et aménagements académiques doivent être assurés sans délai. » Elle souligne que la justice est indispensable pour un apaisement durable : « L’impunité détruit la confiance ; la justice la restaure. »
Libération des étudiants détenus et retour à la normalité
Le SAES plaide pour « la libération sans condition des étudiants encore détenus » afin de préserver les canaux de représentation et de permettre un dialogue constructif. Le syndicat déplore par ailleurs la suspension des Amicales étudiantes, qui « crée un vide institutionnel et affaiblit les mécanismes de représentation ».
Reprise des cours et fonctionnement du campus
Concernant la continuité pédagogique, le SAES appelle à la réouverture immédiate du campus social « au respect des franchises universitaires et à la sortie des Forces de Défense et de Sécurité de l’enceinte universitaire ». Il insiste sur le fait que la normalisation du calendrier ne peut se faire sans conditions matérielles et psychologiques adéquates pour les étudiants.
Sortie de Crise
Le SAES conclut sur un appel à une sortie de crise « responsable, cohérente et respectueuse des principes ». « Préserver l’université, c’est préserver l’avenir du pays », affirme le syndicat, soulignant que la restauration complète de l’espace universitaire est « la condition première de la mission académique ».
Mais quels nullards de SAES, la franchise universitaire ces dans les FAC. La cite Universitaire est exclue.
bien dit saes c’est normal la franchise université n’est pas négocié nos policiers sont monstre