Cuba a officiellement confirmé, dimanche, la mort de 32 de ses combattants lors de l’opération militaire américaine menée au Venezuela, laquelle a abouti à la capture du Président Nicolás Maduro. En réaction à ce que Washington a qualifié de « frappe à grande échelle », les autorités cubaines ont décrété deux jours de deuil national pour honorer la mémoire des défunts.
Selon nos informations, le Président cubain Miguel Díaz-Canel a salué la « résistance farouche » de ces hommes, tombés lors de missions officielles pour le compte des Forces armées révolutionnaires et du ministère de l’Intérieur. La Havane précise que ce déploiement répondait à une demande expresse des autorités vénézuéliennes dans le cadre de la coopération bilatérale entre les deux nations. De son côté, le gouvernement de Caracas a rendu hommage à ces 32 collaborateurs qui ont perdu la vie dans l’accomplissement de leur devoir de défense et de coopération.
Le Président des États-Unis, Donald Trump, a confirmé qu’un nombre important de membres des forces de sécurité cubaines, chargées de la protection de Nicolás Maduro, avaient été neutralisés lors du raid de samedi. Actuellement, Nicolás Maduro et son épouse, Cilia Flores, sont détenus au Metropolitan Detention Center de Brooklyn, à New York. Les autorités américaines accusent le couple de trafic de drogue et de collaboration avec des organisations terroristes, des allégations rejetées en bloc par l’intéressé. Cette arrestation divise la scène internationale : si la diaspora vénézuélienne de Floride a célébré l’événement, d’autres nations expriment leur indignation. C’est notamment le cas du Ghana, qui a condamné fermement cette intervention militaire, la considérant comme une violation flagrante de la souveraineté du Venezuela et du droit international, comme le rapporte l’agence Anadolu.