Qualifiée de menace pour la sécurité américaine, la réponse officielle de La Havane concernant ses liens supposés avec le terrorisme

La tension diplomatique entre Washington et La Havane vient de franchir un nouveau cap critique. Alors que la Maison Blanche a officiellement désigné le gouvernement cubain comme une « menace inhabituelle et extraordinaire » pour la sécurité nationale américaine, les autorités de l’île ont tenu à réagir fermement. Loin de la rhétorique guerrière, le ministère cubain des Affaires étrangères a choisi une voie diplomatique précise pour démonter l’argumentaire de l’administration Trump.

Dans un communiqué relayé par nos confrères d’Al Jazeera, La Havane rejette catégoriquement les accusations selon lesquelles elle soutiendrait le terrorisme. Le ministère insiste sur la volonté de l’île de maintenir un « dialogue respectueux et réciproque » avec Washington, orienté vers des résultats tangibles. Cette déclaration intervient dans un contexte régional explosif, marqué par l’enlèvement, le mois dernier, du dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro, une opération durant laquelle près de 50 soldats cubains ont perdu la vie.

L’administration de Donald Trump justifie sa posture offensive en pointant du doigt un prétendu alignement de Cuba sur des « acteurs malveillants » tels que la Chine et la Russie. Un mémorandum de la Maison Blanche accuse le régime de propager des idées communistes menaçant la politique étrangère américaine. Face à ces allégations, Cuba oppose une politique de « tolérance zéro » envers le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent, affirmant ne pas héberger de bases militaires ou de renseignement étrangères.

La dimension économique de ce bras de fer est tout aussi cruciale. Donald Trump a qualifié Cuba de « nation en faillite », privée du soutien pétrolier du Venezuela depuis le renversement de Maduro par les forces américaines. Les États-Unis ont par ailleurs intensifié la pression en interceptant des pétroliers vénézuéliens dans les Caraïbes et en pressant le Mexique de cesser ses approvisionnements vers l’île, faisant craindre une crise humanitaire majeure.

Au-delà des enjeux sécuritaires, le président américain lie ouvertement cette stratégie à des considérations électorales internes, évoquant le traitement des Cubano-Américains, un électorat clé en Floride. De son côté, le Pape Leo a exprimé sa préoccupation face à cette escalade, invitant les parties à un dialogue sincère pour éviter davantage de souffrances au peuple cubain.

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