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Procès Imam Ndao: Ces supposés jihadistes connectés à Matar Diokhané…

Jour 6 du procès imam Ndao et Cie. L’audition des prévenus se poursuit. Devant la barre, ce matin, Alioune Badara Sall alias imam Ali, né le 17 octobre 1975 à Dakar ingénieur en génie civil, domicilié à Rufisque. Il est poursuivi pour blanchiment de capitaux. Et Daouda Dieng, marié et père de 5 enfants. Il est maçon de profession et poursuivi pour association de malfaiteurs. Il comparait librement et ne reconnait pas les faits qui lui sont reprochés.

Imam Ali est passé en premier devant la barre, répondant aux questions du juge Samba Kane et du procureur. 

« Matar Diokhané était maître coranique. Et tout le monde sait que certains maîtres coranique bénéficient de fonds pour construire des mosquées, daaras, entre autres…« , a tenu à préciser l’accusé Alioune Badara Sall sur ses relations avec le supposé cerveau de la bande.

Et concernant ses relations avec imam Ndao, il dit ceci: « Imam, je ne connaissait que de nom. Je n’ai jamais écouté ses prêches (…) On s’est parlé une seule fois au téléphone et c’était pour qu’il m’édifie sur le croissant lunaire. J’avais des doutes et on m’avait dit qu’il connaissait des gens qui avaient aperçu la lune. C’était juste pour qu’il m’édifie« .

Le juge : C’est quoi votre conception du Djihad ?

L’accusé : Le djihad fait partie de l’Islam. C’est le fait d’inculquer la religion à mes enfants et à mon épouse.

Le juge : Combien Makhtar Diokhané vous a t-il confié pour la construction de sa maison?

L’accusé : Il m’avait confié 12 millions la somme exacte de 11 millions 700. Avec ça, je devais acheter le terrain avec 3 millions 200 francs Cfa. Avec le reste, nous avons fait la construction, les plans du terrain…

(Ndlr: a rappeler que l’accusé est le gérant du Groupe Actif. Une société qui s’active dans la construction, l’infographique, l’administration pour la construction de la topographie, l’informatique…). « Le nom renvoi à réactif« , précise l’accusé.

L’accusé  dit avoir reçu 18 mille euros en tout. « Je devais acheter un terrain et construire un immeuble à usage d’habitation« , explique-t-il.

Le juge : Ou était le terrain ?

L’accusé : A Keur Ndiaye Lô

Le juge : C’était quoi votre contrepartie dans le travail ?

L’accusé : C’est dans les 18.000 euros qu’il m’a payé

Le juge : Comment avez-vous reçu l’argent?

L’accusé : Il a envoyé dans un premier temps 17 mille euros.

Le juge : Vous ne lui avez pas demandé l’origine de l’argent?

L’accusé : Non. Un mois avant mon arrestation, un commissaire venait souvent à mon bureau pour faire son enquête.

Le juge : Vous avez exécuté le contrat?

L’accusé : Non. Parce qu’il y avait des problèmes. La dame Coumba Niang (Ndlr: épouse de Matar Diokhané) m’a appelé pour me confier leurs bagages parce que leur mari était en voyage

Le juge : Pourquoi vous?

L’accusé : Parce que je devais construire leur maison

Le juge : Quels étaient le contenu des bagages

Quand la Dame Coumba Niang m’a appelé pour me dire qu’ils doivent déménager car Mactar à voyagé, je leur ai prêté un bureau libre pour y mettre leurs bagages.

Vous en connaissez parmi les prévenus ?

Je connais Mactar, je reconnais les deux épouses de Mactar, Boubacar Ndiaye…

Après le juge, c’est au tour du procureur de poser des questions à l’accusé Alioune Badar Sall.

Procureur: Vous avez relu votre déclaration, est ce qu’on vous a présenté le PV ?

L’accusé: Oui on me l’a présenté. Je n’étais pas d’accord  sur certains points qu’ils m’avaient prêtés. Il m’ont harcelé. Et le lendemain, quand ils m’ont présenté le PV à nouveau, je n’avais plus le courage de relire, j’étais obligé de signer.

« Cheikh Abdoulaye Dieye, un des accusé, est un ingénieur géologue. On a eu à faire la formation ensemble (…) J’ai retiré mes enfants du daara de Mactar car, après avoir entendu de la bouche du commissaire de police qui était venu me voir dans le cadre de son enquête, qu’il était dans des activités louches, j’ai jugé nécessaire de les retirer du daara de Matar« , explique M. Sall qui tient à préciser que tout ce qu’il a eu à dire dans le Pv « on doit le placer dans un contexte car j’étais un peu hors de moi après les informations sur Diokhané que m’a donné l’inspecteur Assane Sène qui est venu vers moi« .

C’est maintenant au tour de Daouda Dieng, le seul à comparaître librement…

« C’était un matin, aux aurores. J’avais pour habitude de ma rendre à la mosquée. Ce jour là, j’ai décidé de prier à la maison. Et comme j’avais aussi l’habitude d’aider les bagages de ma mère à son lieu de travail, elle fait du commerce, ce jour là j’avais décidé de me reposer un peut avant de le faire. C’est par la suite que la Dic est venu chez moi me recueillir à la maison…« , ce sont là les explications de Daouda Dieng qui se prononçait sur comment il a été interpellé par les limiers, chez lui.

« Je ne sais pas pourquoi je suis ici…« , à-t-il répondu au juge avant de poursuivre: « j’ai connu Mactar Diokhané par l’intermédiaire de mon jeune frère Cheikh qui m’a conseillé de placer mon enfant dans le Daara de Matar Diokhané. Mon frère avait dit qu’il allait en Mauritanie pour étudier, il y est allé avec un certain Moustapha Sow et Moussa (…) On m’a dit que mon frère est décédé et c’est Oustaz Fallou qui enseignait mon fils qui me l’a dit.

Et avant sa mort, Cheikh m’a appelé avec un numéro qui n’est pas celui de la Mauritanie. Je lui ai même demandé pourquoi il m’appelait avec un numéro qui n’est pas celui de la Mauritanie alors qu’il avait dit qu’il y était, il m’a dit qu’il allait m’expliquer. Il m’a demandé des nouvelles de la famille et après je n’ai plus eu de ses nouvelles« .

Toutefois, il reconnait avoir appelé Mactar Diokhané, le supposé cerveau de la bande, après avoir eu vent de la mort de son frère. « Il m’a dit qu’il allait venir chez moi avant de me demander de raccrocher. Et une fois à la maison, il m’a signifié que mon frère se portait bien. Et c’est au moment du dîner que Mactar Diokhané a quitté notre domicile. Depuis lors je ne l’ai plus revu« , explique-t-il.

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