Invité de l’émission Objection ce 4 janvier 2026, sur Sud Fm, l’historien et professeur à Columbia University, Mamadou Diouf, a livré une analyse sévère mais lucide de la situation politique et sociale du Sénégal, dans un contexte marqué par les attentes de rupture et les tensions persistantes autour de l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais.
Pour l’universitaire, la plus grande déception est avant tout citoyenne. « Probablement la plus grande déception que j’ai comme citoyen sénégalais, c’est que nous étions arrivés à sortir de moments extraordinairement difficiles, d’une crise marquée par des morts, grâce à la capacité des Sénégalais à négocier et à se mobiliser. »
Cette mobilisation, rappelle-t-il, a été décisive dans la chute de l’ancien régime. « Le régime a été défait par les Sénégalais eux-mêmes, en particulier par les jeunes. Et pour une large majorité, ce moment représentait un nouveau départ. »
Selon Mamadou Diouf, ce tournant historique portait un souffle nouveau, une promesse collective :
« Il y avait l’idée que ce souffle allait transformer le pays, que les Sénégalais accepteraient des sacrifices pour engager la bataille de la souveraineté, de l’indépendance réelle. »
Mais aujourd’hui, ce rêve semble se fissurer. « Ce qui est terrible, ce n’est pas de savoir si cette bataille (Sonko et Diomaye) est réelle ou non. Ce qui m’importe, c’est que ce rêve est en train de s’effondrer. »
En cause, selon lui, des conflits de personnes qui détournent l’essentiel.
« Nous assistons à des batailles d’individus qui n’ont absolument aucune raison d’être dans le Sénégal d’aujourd’hui, un Sénégal qui annonçait pourtant une promesse nouvelle. »
L’historien élargit son propos au-delà des frontières nationales :
« Ce nouveau rêve ne concernait pas seulement le Sénégal, mais toute l’Afrique; la capacité des Africains à se prendre en charge, à faire face aux problèmes et à réfléchir ensemble sur leur devenir. »
Or, regrette-t-il, cette ambition collective se réduit dangereusement. « Tout cela est en train d’être détruit par de petites batailles de personnes, par des intérêts individuels. Et c’est extrêmement dommage. »
Pour Mamadou Diouf, l’enjeu est clair, ne pas laisser se refermer, dans la confusion et les querelles, ce long combat mené par le peuple sénégalais.
« L’extraordinaire lutte que les Sénégalais ont menée pendant des années pour défaire l’ancien régime est en train de se terminer de manière incompréhensible. »
Une question demeure alors, lancée comme un appel à la réflexion collective : comment en est-on arrivé là, et comment relever le défi de la rupture sans trahir l’espoir né de ce moment historique ?
Il ne s’agit pas d’une querelle de personne mais de quelque chose de plus sérieuse et profonde : le choix entre la rupture et la continuité de la servitude néocoloniale.
il s’agit de l’égoïsme exageré du premier ministre le plus nul de l’histoire du senegal
Le premier ennemi du Sénégal est le Sénégalais lui-même et c’est vraiment navrant d’en arriver là après tant de sacrifices consentis.
Ce refus de sacrifice a été exprimé en premier la jeunesse dite intectuelle avec la gréve pour des bourses, par le saes pour des indemnités pour leurs veuves. Maintenant par toutes les composantes de l »administration.
LES ATTENTES DE RUPTURE ONT ETAIT TRAHIT PAR UN TRAITRE POUVOIRISTE ET BADOLO QUI NE VAUT RIEN..
Malheureusement, tu as raison.
Mdr
Ce PM a libéré toute ta famille ingrat
Vraiment dommage !
Encore une fois, certains vont accuser la France ou l’Occident. Basta, il est temps de se prendre en main tout seul et de choisir des chefs compétents au service du pays , Le reste n’est que bla bla …