Pour venger la mémoire d’Abdoulaye Bâ, la lourde sanction imposée aux usagers de la Route Nationale par la coordination de Sanar

La tension est montée d’un cran ce mardi à Saint-Louis, où l’Université Gaston Berger (UGB) a été le théâtre de violents heurts. Loin d’être un incident isolé, cette flambée de violence s’inscrit dans un mouvement de contestation plus large, reliant directement la situation locale aux récents événements tragiques survenus dans la capitale. La circulation sur l’axe stratégique de la Route Nationale n°2 en a subi les conséquences immédiates.

Le campus de Sanar a pris des allures de zone de conflit. De 9 heures à midi, puis de nouveau dans l’après-midi, les forces de l’ordre et les étudiants se sont fait face dans un bras de fer intense. L’entrée principale de l’université, jonchée de pierres et de débris de grenades lacrymogènes, témoigne de la violence des échanges. Face à la détermination des étudiants, la Gendarmerie nationale a dû renforcer son dispositif sécuritaire pour contenir les assauts.

Cette confrontation a eu un impact direct sur la mobilité dans la région. Comme le rapporte Sud Quotidien, le trafic a été totalement paralysé sur la Route Nationale n°2. Véhicules particuliers et transports en commun se sont retrouvés immobilisés sur près d’un kilomètre, incapables de franchir le barrage érigé de fait par cette situation insurrectionnelle.

Une solidarité active avec l’UCAD

L’élément déclencheur de cette colère dépasse les simples revendications locales. La Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL) a officiellement décrété 24 heures de cessation de toutes activités pédagogiques. Ce mot d’ordre vise avant tout à marquer une solidarité indéfectible avec leurs camarades de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) suite au décès de l’étudiant Abdoulaye Bâ.

Amadou Bâ, président de séance de la Coordination, a tenu des propos fermes lors de l’assemblée générale : « Nous avons constaté qu’ils ont été brutalisés par les forces de l’ordre. Nous dirons nous-mêmes des forces de désordre parce que nous avons vu la brutalité avec laquelle ils traitaient nos camarades étudiants qui a abouti à un mort. » La principale exigence formulée par les pensionnaires de Sanar est sans équivoque : que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue pour le défunt.

Jonction des luttes et menaces d’intensification

Si la solidarité nationale prime, les revendications internes à l’UGB ne sont pas oubliées. La colère des étudiants est également alimentée par des problèmes structurels, notamment le paiement intégral des rappels et le versement des bourses entières pour les étudiants en licence 2. La coordination a d’ailleurs émis une mise en garde claire aux autorités compétentes.

Le président de séance a menacé de pérenniser les descentes sur la route nationale tant que des solutions concrètes ne seront pas apportées. « On n’hésitera pas à intensifier des actions syndicales et à mettre des décrets plus drastiques jusqu’à ce que ce combat aboutisse », a-t-il martelé, précisant que les acquis actuels, comme le non-paiement des chambres, seraient maintenus jusqu’à nouvel ordre.

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2 commentaires

  1. Il faut que l’étudiant pr e nd en charge ses etudes comme le font les USA et particulièrement L’EUROPE et autres pays qui se respecte. C’est la seule méthode que l’état du senegal peut mettre sur place pour éradiquer ce phénomène d’étudiants politiciens, de vrais budgétaires.
    Supprimer définitivement les bourses et avantages est la seule mesure qui peut permettre a l’étudiant d’étudier sereinement, tout le reste n’est que gâchis d’argent .
    Des étudiants qui ne seront que de simples politiciens a la fin de leur cursus ne méritent pas l’argent du contribuable.

  2. Je me demande pourquoi le gouvernement ne veut pas gérer scientifiquement l’ensemble de ce conflit erroné

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