Pour redessiner l’architecture du pouvoir, le Kazakhstan soumet une question unique à 12,4 millions d’électeurs

Le Kazakhstan organise ce dimanche 15 mars un référendum national portant sur l’adoption d’une nouvelle Constitution. Plus de 12,4 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour ce scrutin, présenté par les autorités comme une étape majeure de la réforme politique du pays.

Selon l’agence Anadolu, qui relaie les informations de l’agence de presse Kazinform, les bulletins de vote ne comportent qu’une seule interrogation : « Acceptez-vous la nouvelle Constitution de la République du Kazakhstan, dont le projet a été publié dans les médias le 12 février 2026 ? » Pour que cette consultation soit déclarée valide, la participation doit impérativement franchir la barre de la moitié des inscrits, ce qui représente un quorum d’environ 6,2 millions de votants.

Ce processus électoral découle d’un décret acté le 11 février par le président Kassym-Jomart Tokaiev. La refonte constitutionnelle soumise au vote a pour but d’entériner le remplacement du « système de super-présidentialisme » par une république présidentielle classique, s’appuyant sur un Parlement influent et doté d’une réelle autorité.

Lors d’une récente réunion gouvernementale, le chef de l’État a précisé que le projet intègre « des normes progressistes importantes ». Selon lui, l’adoption de ce texte doit fournir une forte impulsion au développement de la nation tout en contribuant à réaliser le potentiel de chaque citoyen. À l’issue du scrutin, la Commission centrale du référendum disposera d’un délai maximum de sept jours pour compiler les données. L’annonce des résultats définitifs est programmée au plus tard pour le 21 mars.

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