Pour forcer la rupture avec son époux établi en Espagne, le stratagème extrême déjoué par les enquêteurs de Pikine

Les conflits conjugaux empruntent parfois des voies détournées pour aboutir à une séparation, mais il est rare qu’ils impliquent une mobilisation des forces de l’ordre sur la base de faits entièrement fictifs. Au commissariat de Pikine, une enquête ouverte suite à une déclaration d’enlèvement a fini par révéler une machination familiale complexe. Une jeune femme, mariée à un compatriote vivant à l’étranger, a tenté d’orchestrer une situation de crise pour précipiter la fin de son union.

L’affaire débute lorsque D. Niane, âgée de 26 ans, se présente devant les policiers de Pikine avec un récit glaçant. Selon les éléments recueillis par nos confrères de Kawtef, la jeune dame a affirmé avoir été victime d’un enlèvement. Pour ajouter à la gravité de la situation, elle a déclaré qu’elle était enceinte au moment des faits et qu’elle aurait accouché durant sa captivité, assistée par une inconnue.

Cette plainte visait un objectif précis. Mariée à un Sénégalais établi en Espagne, communément appelé « Modou-Modou », la plaignante cherchait à créer un électrochoc. Loin d’être un simple fait divers criminel, ce scénario avait été élaboré pour provoquer le divorce d’avec son époux. Outre la volonté de rompre les liens du mariage, des tentatives d’extorsion de fonds envers le mari ont également été évoquées durant l’enquête.

Cependant, la mécanique du mensonge s’est grippée face aux questions précises des enquêteurs. Les déclarations de D. Niane comportaient de nombreuses incohérences qui ont rapidement éveillé les soupçons des policiers. Confrontée à ces contradictions flagrantes, la jeune femme a fini par passer aux aveux. Elle a reconnu avoir inventé l’intégralité de l’histoire, de la grossesse à l’enlèvement, dans le but unique de se débarrasser de son conjoint.

Les investigations ont permis de confirmer l’absence de véracité de ses propos initiaux. Une amie de la mise en cause, chez qui D. Niane s’était réfugiée à Dakar durant sa prétendue disparition, a été entendue. Cette dernière a formellement confirmé aux enquêteurs que son amie ne présentait aucun signe de grossesse, scellant ainsi le sort de cette mise en scène judiciaire.

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