Pour combler le vide laissé par la démission collective à la Femafoot, le schéma de gouvernance temporaire validé par les instances internationales

Le football malien traverse une zone de turbulences institutionnelles majeure qui vient de connaître son dénouement administratif. Suite à une vague de démissions sans précédent au sein de l’instance dirigeante, les instances faîtières du football mondial et africain ont officiellement pris position pour organiser la suite des événements à Bamako.

L’implosion était devenue inévitable. Selon les informations rapportées par notre confrère IGFM, la Fédération malienne de football (Femafoot) est désormais acéphale après la démission simultanée de 13 membres de son comité exécutif. Cette action collective a entraîné, de facto, la chute du président Mamoutou Touré, dit « Bavieux ». Ce dirigeant, figure controversée du football local, avait déjà vu son mandat fragilisé par une incarcération pour des soupçons de détournements de fonds publics, avant de bénéficier d’une liberté provisoire en avril 2025.

Cette crise de gouvernance survient dans un climat sportif morose pour les Aigles du Mali. L’équipe nationale sort d’une campagne décevante lors de la CAN 2025 au Maroc, marquée par une élimination en quarts de finale le 9 janvier dernier face au Sénégal (0-1), futur vainqueur de la compétition. L’absence de réformes structurelles et les divergences internes sur la gestion des sélections nationales ont précipité la rupture entre le président et ses collaborateurs.

Face à cette vacance totale du pouvoir, la réaction de Zurich et du Caire ne s’est pas fait attendre. Dans une correspondance conjointe, la FIFA et la CAF ont déclaré prendre acte de la situation, constatant l’impossibilité pour le comité exécutif actuel de poursuivre sa mission. Les deux instances, dont Mamoutou Touré était membre du conseil pour la FIFA, ont validé la destitution de fait de l’équipe dirigeante.

Pour assurer la continuité administrative et éviter une paralysie complète du football malien, la gestion des affaires courantes a été confiée au secrétaire général de la fédération, Sidi Magassa. La feuille de route imposée par les instances internationales est claire : ce dernier a désormais la charge de convoquer une Assemblée générale élective extraordinaire. Ce scrutin, qui sera placé sous la supervision directe de représentants de la FIFA et de la CAF, devra aboutir à l’élection d’un nouveau comité exécutif pour un mandat complet de quatre ans.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire