À l’approche de la date commémorative du 7 février, marquant les quatre décennies de la disparition du Professeur Cheikh Anta Diop, le chef de l’État a défini une nouvelle orientation pour la gestion de ce patrimoine national. Au-delà de l’hommage symbolique, Bassirou Diomaye Faye a adressé au gouvernement des directives ciblant précisément la localité de Thieytou et le contenu des enseignements dispensés aux jeunes Sénégalais.
Le 7 février 1986 s’éteignait l’une des figures intellectuelles les plus marquantes du XXe siècle. Quarante ans plus tard, la Nation s’apprête à honorer la mémoire de Cheikh Anta Diop. Dans une communication relayée par nos confrères de Sud Quotidien, le Président de la République a salué la dimension de cet « illustre patriote et panafricain convaincu », dont les travaux ont redéfini la perception de l’histoire et de l’identité africaines.
Cependant, la démarche présidentielle dépasse le cadre protocolaire. Pour le chef de l’État, la perpétuation de cette œuvre exige des mesures administratives et structurelles tangibles. La première instruction majeure concerne le berceau du savant. Le Président Faye a ordonné au gouvernement d’intensifier les efforts pour le désenclavement et la valorisation de Thieytou, situé dans la région de Diourbel. L’objectif affiché est de transformer le village natal du pharaon du savoir en un véritable pôle de mémoire et de rayonnement culturel, dimensionné à la hauteur de l’héritage qu’il représente.
Le second volet des directives présidentielles porte sur la transmission du savoir. Le gouvernement est chargé d’établir une collaboration étroite avec la famille du défunt et les acteurs concernés pour assurer la vulgarisation de ses recherches. Cette volonté politique doit se traduire par une intégration renforcée de l’œuvre de Cheikh Anta Diop dans les programmes scolaires et universitaires.
Parallèlement au volet éducatif, le Chef de l’État souhaite que cette pensée irrigue la création artistique contemporaine, citant notamment le cinéma, le théâtre, la littérature et la musique comme vecteurs de transmission. Ces décisions visent, selon la présidence, à faire de cet héritage intellectuel un levier actif d’éducation et de construction nationale pour les générations actuelles et futures.