Plutôt que le seul volet judiciaire, l’urgence sanitaire invoquée par Adama Sow pour requérir l’intervention de l’État

L’actualité récente, dominée par des arrestations et des accusations liées aux mœurs, continue de susciter des réactions au sein de la société civile et médiatique. Si le traitement de ce dossier s’est jusqu’ici concentré sur les aspects policiers et les implications pénales pour les personnes citées, une autre lecture de la situation émerge. L’ancien journaliste de la RTS, Adama Sow, propose un changement de paradigme dans la gestion de cette crise, estimant que la réponse judiciaire ne suffit plus à endiguer le phénomène.

Pour cet observateur averti du paysage médiatique, la problématique actuelle ne date pas d’hier. Adama Sow rappelle que son départ de la télévision nationale était directement lié à cette thématique. Il évoque la censure d’un numéro de son émission « Téléscopie » consacré aux réseaux LGBT, une décision prise par la direction de l’époque. Selon lui, cette censure faisait suite à un article paru dans « Walf Grand Place », signé par Ndèye Awa Lo. Cette expérience l’amène aujourd’hui à affirmer que ces réseaux disposent d’une influence notable au Sénégal, une réalité que l’affaire en cours vient, selon ses termes, mettre en lumière de manière crue.

Au-delà du constat sur l’influence de ces groupes, Adama Sow intervient alors que la liste des personnes mises en cause s’allonge, pour réclamer une prise en charge différente du dossier. Il considère que les faits révélés depuis le week-end dernier exposent des « tares et phénomènes non adressés » par la société. C’est sur la base de ce diagnostic qu’il formule une requête précise à l’endroit de l’Exécutif, déplaçant le curseur du ministère de la Justice vers celui de la Santé.

Dans une déclaration reprise par nos confrères d’IGFM, l’ancien journaliste sollicite directement l’implication de Safiétou Thiam, Présidente du Comité national de lutte contre le Sida (CNLS), ainsi que celle du ministre de la Santé. Pour Adama Sow, la qualification des faits doit évoluer : il ne s’agit plus seulement d’une « affaire pénale », mais d’une question de « sécurité sanitaire nationale » et d’une « urgence sociale ». Cette approche vise à instaurer un volet sanitaire qui dépasserait le simple sort judiciaire des individus arrêtés.

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Un commentaire

  1. Merci, merci, merci !
    Au Sénégal il y deux camps : celui des opprimés et celui des bourreaux. Chaque politicien qui change de camp change de discours en fonction du camp où il se trouve. Et pourtant il y a une autre alternative. Le code de la route existe pour une chose : la sécurité de tous, conducteurs et piétons inclus. Ce n’est pas en mettant partout des snipers avec comme ordre de tirer a vu que les choses vont se passer comme sur des roulettes. Nous n’avons pas tous la même aversion ni le même goût. Éduquer, éduquer, éduquer ! C’est seulement à ce prix que nous aurons une société équilibrée penchant vers des principes fondamentaux acceptés et suivis par tous.

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