Un dossier social en souffrance depuis plus de deux décennies est sur le point d’être définitivement clos. Le ministre des Transports terrestres et aériens a confirmé la mise en place d’un mécanisme financier visant à régulariser la situation de travailleurs historiques, marquant ainsi la fin d’une longue impasse administrative.
Invité de l’émission « En Vérité », Yankhoba Diémé a détaillé le plan de l’État pour solder les arriérés de cotisations des anciens cheminots. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, ces travailleurs, frappés par la faillite successive des sociétés de chemin de fer, attendaient depuis plus de vingt ans le versement de leurs dus à l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (IPRES).
Le passif global, initialement évalué à près de 5 milliards de francs CFA, a été ramené à environ 3 milliards de francs CFA après l’annulation des pénalités de retard. Notre rédaction note que cette somme a été formellement inscrite dans la loi de finances 2026, garantissant ainsi la disponibilité des fonds pour éponger cette dette sociale.
Sur le plan administratif, le processus de décaissement est déjà amorcé. Le ministre des Finances a donné des instructions à l’Agent judiciaire de l’État, qui a d’ores et déjà saisi la direction de l’IPRES afin de matérialiser cette décision gouvernementale par des actes juridiques concrets.
Cette régularisation répond à un engagement pris récemment lors de la campagne pour les élections législatives à Thiès, ville carrefour indissociable de l’histoire ferroviaire du pays. Elle vise à clore un chapitre financier tout en actant la contribution de ces anciens employés au développement du rail sénégalais.
Un ancien cheminot que je connais ne pourra pas y jouir car n’étant plus avec nous.
20 années d’attente il faut vraiment être endurant pour ne pas abandonner.
Bravo néanmoins pour avoir réglé une vieille note qu’Abdoulaye Wade aurait dû payer.
Il reste le dossier Air Afrique (2002), la Soadip et la Sotrac (1990) si ma mémoire est bonne !