Pertes colossales et insécurité : La mesure radicale décrétée par les agents du COUD à partir de ce vendredi

Le climat social au sein des campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar traverse une zone de fortes turbulences. Entre mouvements de grève à répétition et imposition de « Journées Sans Tickets » (JST), le fonctionnement du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD) est aujourd’hui fortement perturbé. Face à une situation jugée critique pour la sécurité du personnel et la viabilité financière de l’institution, l’Intersyndicale a décidé de réagir fermement.

Selon les informations relayées par Emedia, l’organisation syndicale dénonce une dégradation alarmante des conditions de travail. Dans un communiqué publié ce vendredi, les représentants des travailleurs pointent du doigt les interruptions forcées de service, les menaces, ainsi que les agressions verbales et physiques subies par les agents. Au-delà des atteintes aux personnes, ce sont également les infrastructures et les outils de travail qui font l’objet d’actes de vandalisme, compromettant la capacité du COUD à assurer sa mission de service public dans la dignité.

**Un impact financier jugé insoutenable**

L’aspect sécuritaire se double d’une préoccupation économique majeure. L’Intersyndicale met en lumière le coût exorbitant des « Journées Sans Tickets » imposées lors des mouvements d’humeur. D’après les estimations fournies, un cumul de plus de dix jours de JST engendrerait une perte sèche supérieure à un milliard de francs CFA. Une hémorragie financière qualifiée d’insupportable pour une structure dont le budget est déjà déficitaire.

Cette situation contraste, selon les syndicalistes, avec les efforts consentis par l’État pour maintenir des tarifs sociaux très bas : 50 FCFA pour le petit-déjeuner et les soins médicaux, et 100 FCFA pour les repas de midi et du soir. L’Intersyndicale juge dès lors « inacceptable et incompréhensible » que ces acquis sociaux soient mis en péril par des actions qui n’ont, selon elle, aucun lien direct avec les prestations fournies par le COUD.

**Arrêt de travail de 48 heures**

Face à ce qu’elle considère comme une menace pour l’intégrité physique et morale des travailleurs, l’Intersyndicale a acté une décision immédiate. Elle appelle l’ensemble des agents du COUD à observer un droit de retrait de 48 heures, effectif à compter de ce vendredi 06 février 2026.

Cette cessation temporaire de travail vise à interpeller la Direction et les autorités compétentes sur l’urgence de garantir la sécurité des personnels et des biens. L’organisation prévient que cette mesure est susceptible d’être reconduite si aucune amélioration notable de la situation sécuritaire n’est constatée. Tout en réaffirmant son attachement au dialogue, l’Intersyndicale se réserve le droit d’utiliser tous les moyens légaux à sa disposition pour protéger les travailleurs.

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