L’escalade militaire se poursuit au Proche-Orient. Tôt ce vendredi matin, la capitale libanaise a de nouveau été le théâtre de bombardements intensifs, s’inscrivant dans la continuité de l’offensive israélienne élargie depuis le début du mois de mars.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, l’armée israélienne a mené quatre frappes aériennes ciblant spécifiquement le secteur de Dahiye, situé dans la banlieue sud de Beyrouth. Ces attaques matinales ont provoqué de fortes explosions et d’épaisses colonnes de fumée visibles au-dessus de la zone. Depuis le 2 mars, ce sont 26 vagues de frappes qui ont visé ce seul secteur de la capitale.
Ces bombardements ont été précédés d’un ordre d’évacuation particulièrement détaillé. Sur le réseau social X, le porte-parole de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a sommé les habitants de quatre grands quartiers de quitter les lieux en urgence. Les résidents de Burj El Barajneh et Hadeth ont été instruits de se diriger vers le Mont-Liban en empruntant la route Beyrouth-Damas. Ceux de Haret Hreik et Chiyah ont reçu la consigne de fuir vers le nord via l’axe Beyrouth-Tripoli.
Une directive stricte a accompagné ces ordres de déplacement : l’interdiction formelle de fuir vers le sud du pays, le porte-parole avertissant que tout mouvement dans cette direction mettrait la vie des civils en danger.
Cette nouvelle vague d’attaques s’inscrit dans un contexte d’intensification des hostilités. Le 2 mars dernier, suite à la détection de tirs de missiles en provenance du Liban, l’armée israélienne a étendu son offensive terrestre tout en multipliant les opérations maritimes et aériennes. Le bilan humain de cette escalade s’alourdit. D’après les données communiquées le 5 mars par le ministère libanais de la Santé, ces opérations ont déjà coûté la vie à 123 personnes et fait 638 blessés.