En tournée politique dans le département de Guinguinéo, le Premier ministre et leader de Pastef/Les Patriotes, Ousmane Sonko, a tenu un discours offensif à l’endroit de l’opposition, lors du meeting de clôture tenu dimanche dans la commune éponyme. Face à ses partisans, il a dénoncé ce qu’il considère comme des stratégies visant à affaiblir l’État et à entraver l’action gouvernementale.
Selon le chef du gouvernement, certains acteurs politiques chercheraient à créer un climat de blocage institutionnel afin de faire croire à une incapacité du pouvoir en place à gouverner. « Leur objectif est de rendre le pays ingouvernable », a-t-il lancé, tout en assurant que l’Exécutif resterait ferme face à toute tentative de déstabilisation.
Ousmane Sonko a également accusé ses adversaires de privilégier la contestation au détriment d’un véritable projet politique. Il affirme que des manœuvres seraient en cours pour instrumentaliser des jeunes et des étudiants dans le but de provoquer des troubles. « Nous disposons de renseignements précis sur ces pratiques », a-t-il soutenu, promettant une réponse appropriée de l’État.
Abordant les dossiers judiciaires impliquant certaines personnalités publiques, le Premier ministre a tenu à dissocier l’action du gouvernement de celle de la Justice. Il a expliqué que les procédures en cours reposent sur des rapports administratifs et des inspections réalisés avant l’arrivée de son camp au pouvoir. « Le rôle de l’Exécutif se limite à transmettre ces dossiers, la Justice fait son travail », a-t-il déclaré, soulignant que les responsabilités doivent être établies par les juridictions compétentes.
Tout en réaffirmant son attachement au pluralisme politique, Ousmane Sonko a rappelé que l’opposition reste libre de s’exprimer. Il a toutefois appelé à un débat fondé sur les idées plutôt que sur des actions susceptibles de fragiliser la stabilité du pays. « S’opposer est un droit, mais pas au prix de la paix nationale », a-t-il conclu.
N’importe quoi !!!