Niger, Mali et Burkina créent l’Alliance des États du Sahel face à la menace terroriste

Le Niger, le Mali et le Burkina ont mis en place l’Alliance des États du Sahel pour contrer l’activité terroriste dans la région des trois frontières. Une récente attaque jihadiste, non revendiquée, sur l’armée nigérienne dans le sud-ouest, précisément dans la région de Tillabéry, a ravivé la nécessité de cette alliance.

La violente attaque, qui a eu lieu le 28 septembre 2023, a été perpétrée par plusieurs centaines de terroristes à moto, selon le général Salifou Mody, ministre de la Défense du gouvernement de transition. L’assaut a entraîné la mort de 12 militaires, dont cinq ont péri dans un accident lors de la riposte de l’armée. De plus, sept soldats blessés ont été évacués au Centre hospitalier des Armées.

L’armée nigérienne a également perdu quatre véhicules lors de cette attaque, mais affirme avoir neutralisé une centaine de terroristes et détruit leurs motos et armement dans la zone de Tijiane, à 20 kilomètres au nord-est d’Ayorou, toujours dans la région de Tillabéry.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique dans la zone des trois frontières, a mené plusieurs attaques depuis l’arrivée au pouvoir du Conseil national pour la défense de la patrie (CNSP), faisant de nombreuses victimes militaires. Pour lutter contre le terrorisme dans cette région, devenue l’épicentre de l’insurrection jihadiste en Afrique de l’Ouest, les présidents des transitions nigérienne, malienne et burkinabè ont signé la charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des États du Sahel.

La nouvelle institution vise également à défendre les trois pays membres contre toutes agressions extérieures. Elle a été créée dans un contexte de tension entre le Niger et la Communauté économique des États de l’Afrique qui n’écarte pas l’option de l’usage de la force pour rétablir l’ordre constitutionnel à Niamey.

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