L’attaquant portugais a manqué deux rencontres consécutives avec Al-Nassr, une situation inhabituelle qui alimente les interrogations des observateurs. Alors que les spéculations allaient bon train concernant une éventuelle blessure ou un désaccord tactique, les raisons de cette mise en retrait s’avèrent être d’ordre stratégique et financier.
L’absence de Cristiano Ronaldo lors du choc contre Al-Ittihad vendredi, puis lors de la victoire contre Al-Riyadh lundi, ne relève pas du domaine médical. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le quintuple Ballon d’Or est en parfaite santé physique et ne souffre d’aucun conflit avec son entraîneur, Jorge Jesus. Le nœud du problème se situe plus haut, dans les bureaux de la direction du club et de ses propriétaires.
Le capitaine d’Al-Nassr aurait exprimé un vif mécontentement à l’égard du Fonds d’investissement public (PIF) saoudien, propriétaire majoritaire du club. Au cœur de cette frustration : l’inactivité perçue de son équipe sur le marché des transferts hivernal. D’après le média portugais A Bola, Ronaldo vit mal le fait de voir la concurrence se renforcer significativement avec des signatures de premier plan, comme celle de son ancien coéquipier Karim Benzema, alors que son propre effectif stagne.
Face à cette fronde silencieuse, la Saudi Pro League (SPL) a réagi par voie de communiqué, sans nommer explicitement la star portugaise mais en rappelant des principes de gouvernance stricts. La ligue insiste sur le fait qu’aucun joueur n’est au-dessus de l’institution. « Chaque club fonctionne de manière indépendante selon les mêmes règles », précise l’instance, ajoutant que les décisions de recrutement et les budgets sont encadrés pour garantir la durabilité et l’équilibre compétitif du championnat.
Malgré ce climat de tension, un départ n’est pas à l’ordre du jour. Lié à Al-Nassr jusqu’en juin 2025 par une extension de contrat lucrative, Cristiano Ronaldo, auteur de 17 buts cette saison, n’a pas l’intention de quitter le navire. De son côté, le PDG d’Al-Nassr, Jose Semedo, s’est refusé à tout commentaire, laissant le terrain aux interprétations sur ce bras de fer entre la vedette et l’institution.