Municipales à Marseille : Pour justifier son ralliement au maire sortant, le phénomène criminel qu’Amine Kessaci érige en ennemi public numéro un

C’est une étape décisive dans la recomposition du paysage politique phocéen en vue de 2026. Alors que les manœuvres pour les élections municipales s’accélèrent en France, le jeune militant Amine Kessaci a officialisé sa position sur le plateau de France 24. Au-delà de l’alliance politique, c’est la désignation d’une menace existentielle pour la ville qui motive cet engagement, transformant une candidature locale en un combat sécuritaire spécifique.

Le fondateur de l’association « Conscience » a choisi de rallier la liste du maire sortant de gauche, Benoît Payan. Cette décision marque un tournant pour celui qui s’était présenté sous la bannière d’une gauche unie lors des législatives de 2024 dans le nord de Marseille. Si cette précédente tentative s’était soldée par une défaite serrée au second tour face à la députée d’extrême droite Gisèle Lelouis, l’objectif est désormais de peser sur la gouvernance locale.

**Une guerre déclarée contre la « narcocratie »**

Le moteur de ce ralliement réside dans une lutte ciblée contre le trafic de stupéfiants. Selon les déclarations recueillies par Anadolu, Amine Kessaci identifie le narcotrafic comme son « ennemi » unique dans cette campagne. L’activiste dénonce l’émergence de ce qu’il qualifie de « narcocratie », un système où les réseaux criminels se substituent aux institutions républicaines en finançant des actions sociales et en imposant leurs propres figures d’autorité.

Dans son ouvrage *Marseille, essuie tes larmes*, paru en octobre 2025, le candidat décrivait déjà cette mécanique où les trafiquants s’achètent une légitimité auprès des populations délaissées. Son entrée en politique vise, selon ses termes, à « faire avancer la situation » en portant la voix des quartiers populaires et la mémoire des victimes, refusant que les décisions soient prises sans les premiers concernés : « Si vous faites pour nous sans nous, c’est que vous faites contre nous ».

Cette alliance avec l’édile actuel place la question sécuritaire et sociale au cœur des débats pour 2026, dans une ville où le soutien aux familles endeuillées par les règlements de compte reste un enjeu majeur.

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