Suite aux rumeurs sur le recrutement d’enseignants-chercheurs sénégalais dans la sous-région, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), dans un communiqué rendu public lundi 5 janvier, a tenu à apporter des précisions... Tranchant entre jobs clandestins et vacances encadrées
Selon le ministère, « un enseignant-chercheur Sénégalais ne saurait être engagé par un contrat de travail dans la fonction publique d’un autre pays » hors mécanismes de coopération ratifiés.
Face à certaines perceptions médiatiques évoquant une « fuite des cerveaux » ou une dévalorisation des universités sénégalaises, le MESRI rappelle que « la mobilité des enseignants-chercheurs ne pose, en principe, pas de problème et a toujours existé dans un cadre légal bien déterminé ».
Le ministère souligne également l’attractivité des universités sénégalaises : « De nombreux universitaires venant d’Afrique et d’Europe ont choisi d’y travailler, ce qui démontre leur attrait et consolide la qualité de leurs ressources humaines ».
Concernant le cadre légal, le MESRI rappelle que l’article 11 de la loi n° 81-59 du 9 novembre 1981 régissant le statut du personnel enseignant encadre strictement les modalités d’utilisation hors cadre. Le ministère a donc demandé aux recteurs « de vérifier de telles informations » afin de prévenir tout cumul d’emplois irrégulier.
Dans le cadre de la coopération régionale, le ministère rappelle le protocole signé le 23 mai 2025 entre le Sénégal et la Guinée, qui « prévoit la mobilité des enseignants et des étudiants », et dont les modalités seront prochainement publiées.
Enfin, le MESRI appelle les recteurs et chefs d’établissement « à veiller au respect scrupuleux de la réglementation » pour garantir le bon fonctionnement des universités sénégalaises.


