Mis en cause pour offense au Chef de l’État, la décision immédiate prise par Doudou Wade sans attendre la convocation officielle

L’affaire suscite de vives réactions depuis la diffusion de l’émission « Faram Face » sur la TFM, le mercredi 28 janvier 2026. Alors que les spéculations allaient bon train concernant une éventuelle procédure judiciaire visant l’ancien président du groupe parlementaire libéral, la situation a connu une évolution notable ces dernières heures. Au centre d’une enquête ouverte par la Sûreté urbaine, Doudou Wade a choisi de ne pas subir le calendrier des autorités policières.

Dans une adresse destinée à ses compatriotes, le responsable politique a tenu à clarifier sa situation administrative avant d’annoncer sa démarche. Doudou Wade précise qu’aucune notification officielle, ni convocation administrative, ne lui a été remise à son domicile à ce stade. Toutefois, informé des procédures en cours, il a pris la décision de se présenter volontairement aux enquêteurs de la Sûreté urbaine. Il justifie cette initiative par un « esprit de responsabilité » et son attachement aux valeurs républicaines, affirmant placer sa confiance en la justice sénégalaise pour la manifestation de la vérité.

Selon les informations rapportées par nos confrères d’IGFM, cette séquence judiciaire découle d’une auto-saisine du procureur de la République. Les investigations se concentrent sur la teneur des propos tenus lors de l’émission animée par Pape Ngagne Ndiaye, lui-même entendu dans le cadre de ce dossier.

Les éléments incriminés, tels que relayés par plusieurs sources, concernent des allégories jugées offensantes envers la première institution du pays. L’ancien parlementaire aurait notamment comparé la gestion de l’État à un avion piloté par un « conducteur de moto Jakarta », une métaphore visant directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Par ailleurs, les enquêteurs s’intéressent à des déclarations pouvant être interprétées comme un appel à l’insurrection ou à une intervention militaire, Doudou Wade ayant évoqué des séquences historiques où la République aurait été « sauvée » par des coups d’État. Le Premier ministre Ousmane Sonko aurait également été qualifié de « danger public » lors de cette intervention télévisée.

Face à la tension potentielle que cette reddition volontaire pourrait engendrer chez ses militants, Doudou Wade a lancé un appel au calme. Il a explicitement demandé à ses soutiens de faire preuve de retenue, de rester chez eux et de ne poser aucun acte susceptible de troubler l’ordre public.

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