Melbourne : En éliminant le tenant du titre, la double barrière historique et psychologique franchie par Novak Djokovic

C’est une performance qui défie les lois du temps et de la statistique sportive. Sur la Rod Laver Arena, dans une ambiance électrique qui s’est prolongée jusqu’au milieu de la nuit à Melbourne, l’histoire du tennis s’est enrichie d’un nouveau chapitre ce samedi matin. Alors que les pronostics s’équilibraient face à la montée en puissance de la nouvelle génération, le patron du circuit a rappelé pourquoi il régnait sur l’Australie.

Novak Djokovic s’est qualifié pour une nouvelle finale de l’Open d’Australie au terme d’un combat homérique de cinq sets, venant à bout du tenant du titre, l’Italien Jannik Sinner.

Une résilience à l’épreuve du temps

À quatre mois de son 39e anniversaire, le Serbe a validé son ticket sur le score de 3-6, 6-3, 4-6, 6-4, 6-4. Cette victoire, acquise à 1h32 du matin heure locale, ne lui offre pas seulement une place en finale : elle lui permet d’établir un nouveau standard dans l’ère professionnelle. Selon Al Jazeera, Novak Djokovic devient officiellement l’homme le plus âgé à atteindre la finale du Grand Chelem australien, démontrant une longévité qui force le respect.

La fin de la malédiction italienne

Au-delà de l’âge, c’est une barrière psychologique majeure que le numéro un mondial a dû briser. Avant cette rencontre, Jannik Sinner restait sur une dynamique impressionnante de cinq victoires consécutives face au Serbe. L’Italien semblait avoir trouvé la clé du jeu de Djokovic, comme l’a souligné ce dernier avec une pointe d’humour après le match : « Il avait gagné les cinq derniers matchs contre moi, il avait mon numéro de portable, donc j’ai dû changer de numéro ce soir ».

La rencontre a basculé sur des détails, notamment une solidité mentale retrouvée dans les moments critiques du cinquième set, où Djokovic a dû écarter plusieurs balles de break avant de conclure.

Un duel au sommet pour l’histoire

« C’est surréaliste, pour être honnête, de jouer plus de quatre heures », a confié le vainqueur, évoquant ses souvenirs de la finale de 2012 contre Rafael Nadal. Cette victoire lui ouvre les portes d’une finale explosive dimanche. Il y retrouvera l’Espagnol Carlos Alcaraz, tombeur d’Alexander Zverev, pour une confrontation qui aura des allures de passation de pouvoir ou de confirmation impériale. Djokovic y visera un 11e titre à Melbourne et un 25e sacre en Grand Chelem, un record absolu.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire