Me El Hadj Diouf à propos de sa rencontre avec Idriss Deby :  » J’ai du sang royal, je ne trahirai jamais Habré « 

Me El Hadj Diouf à propos de sa rencontre avec Idriss Deby :  » J’ai du sang royal, je ne trahirai jamais Habré « 

La rencontre entre Idriss Deby et Me El Hadj Diouf, l’avocat a suscité moult interrogations? De quoi ont-ils pu discuter? Me Diouf n’est-il pas entrain de trahir Hussein Habré pour des espèces sonnantes et trébuchantes du président tchadien? Le tonutruant avocat a coupé court à toutes ces rumeurs. Elle jure la main dans le coeur qu’il ne trahira jamais son client, il est de sang.. royal.  «Je l’ai vu rapidement. On s’est vus. Je pense qu’il faut trouver des solutions. Même après les grandes guerres mondiales, la France et l’Allemagne ont signé l’armistice. Il faut arrêter la guerre. Et moi, je pense que Deby a posé des actes. J’ai vu qu’il a tourné le dos aux Chambres africaines extraordinaires qui ont arrêté Habré. Il refuse toute collaboration et toute coopération. On a demandé l’extradition de 7 personnes poursuivies, Deby a dit non.

Et lui-même organise un procès de ces gens-là qui sont réclamés par les Chambres africaines», explique l’avocat. Me El Hadji Diouf de renchérir : «S’il refuse d’envoyer ces Tchadiens qui sont considérés comme les auteurs des principaux faits reprochés à Habré qui est considéré comme complice – nous avons appris en droit que le complice emprunte la criminalité de l’auteur principal – ça prouve qu’on doit fermer les Chambres africaines extraordinaires. Donc, rencontrer Deby, c’est pour explorer les pistes pour faire libérer immédiatement Habré».

Sur sa lancée, le député indique : «Et d’aucuns vont dire : ‘Est-ce que El Hadji Diouf n’est pas en train de trahir Habré ? Est-ce qu’il ne va pas vers les pétrodollards tchadiens ?’. Moi, j’ai donné ma vie à Habré. Depuis 14 ans, je me bats pour lui. J’ai affronté les forces de l’ordre publiquement, au risque de ma vie. J’ai subi des épreuves physiques. Je l’ai défendu partout. Mais, si je vois que Deby est en train de tourner le dos aux Chambres africaines extraordinaires, qu’il a posé des actes concrets, je crois que l’ennemi de mon ennemi est mon ami. L’ennemi des Chambres africaines extraordinaires, c’est Deby. Le rencontrer, ça ne doit pas surprendre».

A la question de savoir comment Hissène Habré a pris cette nouvelle donne, Me Diouf a déclaré : «Je crois qu’il doit le prendre avec philosophie, en sachant que je suis un avocat. Ma mission est de le faire libérer, pas de l’enfoncer, pas de le trahir. Je ne vais jamais le trahir. Moi, je n’ai pas besoin de l’argent de Deby. J’en ai. Je suis avocat international, ancien ministre et député. Je ne suis pas malheureux pour aller prendre des miettes». «Moi, je défends mes clients avec conviction, avec fidélité. Et je suis trop sentimental.

Malheureusement, quand on est un pays où il y a beaucoup de traîtres, ils pensent que les gens sont comme eux. Il y a des gens qui seraient, aujourd’hui, capables de trahir Habré. Moi, je suis un roi.
J’ai le sang royal».

Le Populaire.

1 COMMENTAIRE
  • ba poulo

    Maître vous dites que l’ennemi de mon ennemi est mon ami mais l’ami de mon ennemi est quoi?

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