Annonces
Annonces
» » » » » » » Marseille: quand le président de Marseille...

Marseille: quand le président de Marseille s’interroge sur le foot français

Frank McCourt s’est livré ce mardi, depuis Cannes, face à la presse. Et le président de l’OM n’a pas caché son étonnement quant aux us et coutumes du football français.

Lundi, à l’occasion de la présentation officielle de Valère Germain, le président de l’Olympique de Marseille s’est attaqué aux supporters et aux journalistes impatients de voir le club passer enfin la vitesse supérieure en matière de recrutement. Jacques-Henri Eyraud a ainsi invité ces personnes à boire un petit thé pour se décontracter. Et ce mardi, c’est le propriétaire des Ciel et Blanc, le garant de l’OM Champions Project, qui est apparu devant la presse, à l’occasion d’une conférence organisée depuis Cannes, à propos des investisseurs étrangers qui s’invitent en Ligue 1.

L’homme d’affaires américain y a notamment dévoilé une vision surprenante du football français. « Si tu achètes un club de sport pour gagner de l’argent, tu l’achètes pour les mauvaises raisons« , a-t’il d’abord souligné, envoyant ainsi un signe encourageant aux fans olympiens qui se demandent si le successeur des Louis-Dreyfus va véritablement investir massivement pour faire venir de très bons joueurs sur le Vieux Port.

« Je ne comprends pas la logique du foot français, qui est de combler les déficits chaque année en vendant ses meilleurs joueurs« , s’est-il ensuite interroger. Evidemment, c’est ici la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) qui est visée, cet organe si spécifique à la France et qui ne sévit pas ailleurs, exception faite du fair-play financier intronisé par l’UEFA mais qui n’est évidemment pas aussi strict.

Une franchise en faillite revendue au prix fort

Pour un Américain comme McCourt, ce procédé peut légitimement apparaître incongru, lui qui a laissé la franchise de base-ball des Dodgers en faillite après plusieurs années à sa tête, en réussissant à se verser un salaire conséquent, à lui comme à sa femme et à ses fils, tout en utilisant à outrance le système des emprunts.

Au final, après avoir créé des entreprises indépendantes de cette franchise, concernant le parking du stade et la billetterie, McCourt s’en sort en déclarant son entreprise en banqueroute, tout en vendant son jouet (acheté 430 millions) contre 2 milliards de dollars. Et il continuerait même de percevoir des revenus via la société créée pour gérer le parking du stade…

Incroyable, mais vrai… On comprend mieux alors pourquoi l’intéressé s’étonne du mode de fonctionnement du football français et de cette DNCG qui agite le drapeau rouge dès les premiers signaux de mauvaise santé économique.

Pourtant, il faudra faire avec à l’OM, comme QSI le fait notamment à la tête du Paris Saint-Germain, avec des moyens certes nettement supérieurs. Et pour faire gonfler les recettes, Frank McCourt garderait en tête son envie à peine voilée de profiter au plus vite de l’exploitation du stade Vélodrome.

Annonces
Annonces

Poster un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Annonces

L'ACTU EN TEMPS RÉEL