Lors de son premier échange avec le chef de l’OTAN, le principe d’unité géographique invoqué par le Japon pour redéfinir la sécurité mondiale

Présents à Davos en Suisse, les responsables de la défense japonaise et de l’Alliance atlantique ont tenu une séance de travail axée sur la géopolitique mondiale. Cette première rencontre physique entre Shinjiro Koizumi et Mark Rutte depuis 2025 a permis de poser un diagnostic clair sur l’évolution des menaces contemporaines et la nécessité d’une réponse coordonnée.

Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le ministre japonais de la Défense a profité de cet échange pour affirmer une position doctrinale forte : la sécurité de la zone euro-atlantique et celle de l’Indo-Pacifique sont désormais « indivisibles ». Ce constat marque une évolution dans la perception des enjeux de défense, ne limitant plus les risques aux seules frontières régionales classiques.

Cette interconnexion justifie, selon Shinjiro Koizumi, l’intensification de la coopération entre Tokyo et l’OTAN. L’alliance s’étend également au format des « Quatre de l’Indo-Pacifique », un groupe stratégique comprenant le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud, dont le partenariat avec l’organisation transatlantique « gagne en importance stratégique ».

Sur le plan diplomatique, ce rapprochement s’était déjà concrétisé par l’inauguration, en janvier de l’année dernière, de la Mission du Japon auprès de l’OTAN à Bruxelles, distincte de l’ambassade japonaise en Belgique. En marge de ses discussions avec Mark Rutte, le ministre japonais s’est également entretenu avec son homologue néerlandais, Ruben Brekelmans, et le Premier ministre du Monténégro, Milojko Spajic.

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