La recrudescence de la violence dans l’espace universitaire ne laisse pas indifférents les acteurs culturels. Alors que l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) traverse une période de turbulences marquée par des affrontements, des voix s’élèvent au-delà du cercle académique pour appeler à l’apaisement. C’est dans ce contexte tendu que l’artiste Ngaaka Blindé a tenu à exprimer sa préoccupation face à la tournure des événements.
L’artiste s’est dit profondément affecté par les images et les informations émanant du campus. Selon les propos relayés par nos confrères de Kawtef, le rappeur a confié que cette situation lui « brise le cœur ». Pour lui, l’université ne saurait être un théâtre d’affrontements. Il a tenu à rappeler la vocation première de ce lieu qui, par essence, doit demeurer un sanctuaire du savoir, porteur d’espoir pour l’avenir de la nation, et non un espace où règnent la peur et le désordre.
Au-delà de l’institution, c’est la dimension humaine et sociale qui interpelle Ngaaka Blindé. Il a souligné la lourde responsabilité qui pèse sur les épaules des étudiants, soutenus par les sacrifices de leurs familles et porteurs de rêves légitimes. Voir ces espoirs menacés par un climat d’insécurité constitue, selon lui, une anomalie qu’il faut corriger d’urgence.
Pour sortir de l’impasse, l’artiste n’a pas manqué de formuler des recommandations aux différentes parties prenantes. Il a lancé un appel pressant au respect mutuel et à l’écoute de la jeunesse. La solution, d’après son intervention, réside impérativement dans le dialogue afin que la sagesse et l’humanité puissent prévaloir sur la violence.

Et t’as pas un mot sur l’homosexualité puisque c’est toujours dans l »éducation wala danga ame sa groupe ?