La tension militaire ne montre aucun signe d’apaisement au Proche-Orient. Le territoire libanais fait face à une nouvelle intensification des opérations de l’armée israélienne, touchant simultanément plusieurs secteurs géographiques et alourdissant considérablement le nombre de victimes.
Mardi, une nouvelle vague d’attaques a frappé le sud du Liban, les banlieues de Beyrouth ainsi que le gouvernorat du Mont-Liban. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, qui cite l’agence de presse officielle libanaise (NNA), les forces israéliennes ont également amorcé une avancée terrestre vers les abords de la localité d’Aita al-Shaab, une manœuvre directement appuyée par des frappes aériennes.
Ces bombardements ont fait de nouvelles victimes dans plusieurs districts. À Shaqra, dans la région de Bint Jbeil, sept personnes ont été blessées par les tirs, tandis que quatre autres ont été touchées lors d’opérations visant Srifa. Dans le Mont-Liban, précisément à Aramoun, une ressortissante éthiopienne a été blessée à la suite d’une frappe ciblée sur un appartement. La capitale libanaise est également concernée : les avions de guerre ont visé les secteurs d’Al-Kafa’at et de Haret Hreik. Les localités de Taybeh, Majdal, Zibqin, Yater, Kfar Qaana, Ain Baal et Deir Kifa ont aussi été pilonnées au cours de cette journée.
Cette extension des zones ciblées s’accompagne d’un bilan humain en constante augmentation. Lundi soir, le ministère libanais de la Santé a publié une mise à jour recensant 886 morts depuis le début des attaques, dont 111 enfants et 67 femmes, auxquels s’ajoutent 2 141 blessés. Les récentes frappes sur les zones habitées s’inscrivent dans une dynamique qui a récemment poussé la direction de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à s’alarmer des attaques touchant les infrastructures civiles au Liban et en Iran.
Pour rappel, la situation actuelle découle de l’escalade régionale amorcée le 28 février dernier, suite aux attaques américano-israéliennes menées contre l’Iran. Dans la foulée, Israël a élargi son offensive contre le Hezbollah sur le sol libanais, rompant de fait le cessez-le-feu qui avait été acté à la fin de l’année 2024.