Le collège des travailleurs de Mobile Cash SA a transmis à l’Inspection du travail un mémorandum critique relatif au projet de licenciement économique visant quatre salariés. Dans le document transmis à Senego, les représentants du personnel pointent de graves irrégularités de procédure, contestent la réalité des difficultés économiques invoquées et proposent des mesures alternatives au licenciement.
Une procédure jugée biaisée dès le départ
Selon le collège des travailleurs, la direction aurait engagé la procédure sans réelle consultation préalable. L’invitation adressée aux délégués du personnel mentionnait déjà le nombre de salariés concernés ainsi que les catégories professionnelles visées, laissant apparaître une décision arrêtée en amont, en contradiction avec l’esprit du dialogue social prévu par le Code du travail sénégalais.
Les représentants du personnel révèlent par ailleurs que, bien qu’aucune notification formelle n’ait encore été émise, quatre salariés auraient déjà été ciblés de manière informelle, une pratique jugée incompatible avec le caractère objectif et impersonnel que doit revêtir un licenciement pour motif économique.
Une structure de charges contestée
Le mémorandum souligne une forte disparité salariale, notamment liée aux expatriés, qui représenteraient moins de 10 % de l’effectif mais capteraient entre 35 et 40 % de la masse salariale globale. Une situation qui, selon les travailleurs, interroge sur la sincérité des difficultés économiques avancées et mérite vérification, notamment au regard des déclarations sociales.
Autre point soulevé, la poursuite de recrutements en 2025, avec 5 à 6 embauches déjà enregistrées et d’autres en cours, alors même qu’un licenciement économique est envisagé. Pour le collège, une entreprise réellement en détresse ne peut simultanément recruter et réduire ses effectifs.
Antécédents et dépenses jugées contradictoires
Les travailleurs rappellent également que deux vagues de départs ont déjà eu lieu : 10 salariés en CDD non renouvelés et 5 salariés en CDI poussés à la démission, traduisant, selon eux, une réduction progressive des effectifs déjà amorcée.
Ils dénoncent en outre des dépenses de prestige, notamment les déplacements du comité de direction en classe affaires, ainsi que la poursuite de projets structurants (renforcement du parc informatique, interopérabilité), révélateurs d’une dynamique d’expansion plutôt que d’une contraction d’activité.
Le mémorandum met aussi en cause des externalisations coûteuses vers des filiales du même groupe, représentant près de 400 millions FCFA par an, contribuant à alourdir les charges de l’entreprise au détriment des salariés locaux.
Des alternatives au licenciement proposées
Estimant que le licenciement économique doit rester un ultime recours, le collège des travailleurs avance plusieurs pistes :
l’arrêt immédiat des recrutements,
la réduction des salaires et avantages des expatriés, évalués à environ 40 millions FCFA par mois,
la baisse du standing des voyages professionnels,
la mise en place d’un plan social volontaire,
l’internalisation de certains services externalisés,
et une priorité accordée au recrutement local, jugé plus soutenable économiquement et socialement.
Un appel à un examen approfondi
En dernière instance, le collège des travailleurs estime que les conditions légales du licenciement pour motif économique ne sont pas objectivement réunies. Il invite l’Inspection du travail à procéder à un examen approfondi du dossier et à privilégier les solutions alternatives proposées, dans l’intérêt de la stabilité sociale et de la pérennité de l’entreprise.
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