Le Pacte africain s’est félicité, ce mardi, de la libération de l’homme d’affaires Seydou, dit Tahirou Sarr, estimant qu’il s’agit d’un « acte de justice salutaire » longtemps attendu par l’organisation et par une large frange de l’opinion publique sénégalaise.
Dans un communiqué transmis à la presse, le mouvement indique que cette libération constitue l’aboutissement d’une revendication portée « depuis plusieurs mois » par le Pacte africain, qui n’avait cessé de dénoncer « avec force et vigueur » le maintien en détention de Tahirou Sarr, en dépit des cautions déposées et des garanties de représentation présentées à la justice.
Selon le Pacte africain, la décision judiciaire vient réparer une situation qu’il jugeait « injuste », soulignant que l’homme d’affaires a été accueilli par une liesse populaire à sa sortie, « loin de la colère populaire que certains prédisaient ».
L’organisation met également en avant les actions sociales de Tahirou Sarr, rappelant que ses œuvres de bienfaisance en faveur des personnes démunies, des nécessiteux et de plusieurs foyers religieux sont largement reconnues. « Sa véritable place est loin d’être la prison », estime le Pacte africain, ajoutant que sa libération a permis de préserver de nombreux emplois et de soulager plusieurs familles dépendantes de ses activités.
Par ailleurs, le Pacte africain interpelle les plus hautes autorités de l’État sur une autre affaire jugée préoccupante. Il appelle le président de la République, le Premier ministre et le ministre de la Justice à « prendre leurs responsabilités » si les faits reprochés à Farba Ngom s’inscrivent dans un « complot contre le Sénégal ».
Dans ce cadre, le mouvement demande au parquet d’engager, le cas échéant, des poursuites judiciaires contre les personnes impliquées, « quels que soient leurs rangs, titres ou qualités ». Il invite également le ministre de la Justice, en collaboration avec l’administration pénitentiaire, à prendre « les mesures idoines » afin d’éviter que de telles situations ne se reproduisent.
Le Pacte africain estime enfin que Farba Ngom devrait se conformer aux mêmes règles et mécanismes de communication que les autres détenus, y compris ceux poursuivis pour des faits jugés moins graves, avertissant que certains agissements pourraient avoir des conséquences lourdes pour le pays.