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babacar al maktoum bethio - Lettre ouverte ou éclaircissements et conseils à Babacar Justin Ndiaye

Lettre ouverte ou éclaircissements et conseils à Babacar Justin Ndiaye

Monsieur NDIAYE,

Dans une de vos contributions intitulée « Le dossier judiciaire de Cheikh Béthio THIOUNE allonge la longue liste des procès de citoyens non ordinaires », vous écrivez certaines choses sur lesquelles j’aimerai vous apporter quelques éclaircissements et conseils.  

  1. Vous avez écrit : « Celui qui est actuellement  jugé, dans la ville de Mbour, est un citoyen si peu ordinaire qu’il est simultanément placé sous contrôle judiciaire et positionné dans un couloir aérien qui lui a permis de survoler la méditerranée dans les deux sens : nord-sud. Auparavant, nonobstant un dossier médical apparemment au dessus de tout soupçon. Cheikh Béthio avait présidé des cérémonies aussi religieuses que remuantes. Voire dansante »

Vous avez écrit ces mots le lundi 06 mai, Cheikh Béthio est mort le mardi 07 mai. Apparemment, donc, le dossier médical devait bien être placé au dessus de tout soupçon.

  1. Vous aviez écrit plus haut dans l’article : « Le jugement par contumace de Cheikh Béthio démontre qu’il est plus facile de dire, urbi et orbi, que les marabouts sont des citoyens ordinaires que de leur appliquer implacablement (sans restrictions ni variations) les rigueurs  de la loi. L’heure de vérité sonne, ce lundi 6 mai, devant le tribunal de grande instance de Mbour. Sans connaitre l’épilogue et/ou le verdict du procès, je persiste et signe : les marabouts sont des citoyens extraordinaires au sein de la société sénégalaise et, par voie de conséquence sans communs traitements avec leurs compatriotes devant la justice ».

Vous avez persisté et signé, pour employer vos mots, « sans connaître l’épilogue et/ou le verdict du procès », vous êtes mis dans la peau d’un devin. Résultat : vous avez menti puisque la peine infligée à Cheikh Béthio n’a montré aucun traitement de faveur.

  1. Pire, vous ne vous êtes pas limité à vous autoproclamer devin, vous avez gravement diffamé l’ancien Président de la République, maître Abdoulaye WADE, en écrivant : « Après le 15 mai 1993, si Abdou DIOUF avait poussé l’appareil judiciaire jusqu’au bout du parcours procédural, le cours de l’histoire démocratique du Sénégal (alternance de mars 2000) aurait changé de cap. »

Des mots ne pouvaient être plus irresponsables que ceux la.  

  1. Vous avez aussi écrit : « Ici, au Sénégal,  Cheikh Tidiane SY Al Maktoub a créé le parti de la solidarité du Sénégal (PSS) et défendu de façon musclée sa liste aux élections législatives du 22 mars 1959. Ses adversaires du BDS, en l’occurrence les Présidents SENGHOR ET DIA, ont été courageusement et vigoureusement attaqués durant la campagne. Le paroxysme de l’effervescence électorale a débouché sur la mort d’une personne. Durant cette ambiance électrique, le téméraire fils de serigne Ababacar SY qualifia le Président SENGHOR de (…) Il inconvenant de mentionner le mot excessivement désobligeant. Cheikh Tidiane SY a été aussitôt interpellé puis privé de liberté à Rebeuss. Coup de Théâtre, l’arrangement entre dignitaires de Tivaouane et plénipotentiaires du gouvernement d’alors, a pris le dessus sur le procès. Bien des années après, Cheikh Tidiane SY administrera encore la preuve que les marabouts sont des citoyens extraordinaires. En effet, son excellence Cheikh Tidiane SY, nommé ambassadeur du Sénégal auprès de la R.A.U (République Arabe Unie, une entité mort née fusionnant l’Égypte et la Syrie), est rappelé à Dakar et démis de ses fonctions, pour fautes de gestion. Sa réaction discourtoise au cours d’un entretien avec le ministre des affaires étrangères, Doudou THIAM, est assimilable à un chef d’œuvre d’irrespect hiérarchique. L’épisode mémorable est classé sans plainte ni emprisonnement ».

C’est dans cette partie de votre texte que se trouve les plus gros mensonges.

D’abord Seyd Al Houtboul Maktoum Cheikh Ahmad Tijany SY (c’est Maktoum et non Maktoub comme vous l’écrivez) n’a jamais été arrêté au cours de cette campagne électorale pour l’épisode de l’insulte. Il a été arrêté plus tard, le dimanche 21 juin 1959, pour une autre raison.

En ce qui concerne cette insulte, il est malhonnête de le dénoncer sans pour autant signaler que le régime, pendant plusieurs mois, avait financé des gens qui passaient toute la journée à insulter Seyd Cheikh à la radio.

Pour son arrestation, elle est intervenue suite à la tenue du gamou Serigne Pape Malick SY dans la nuit du 20 juin 1959. Gamou dont la tenue avait été interdite par les autorités administratives. Seyd Cheikh dira à ce sujet qu’il était inconcevable de voir un petit fils de Seydil Hadji Malick être interdit de tenir une manifestation religieuse dans la ville de Tivaouane. J’y ajoute, surtout, par des alcooliques.

Au cours de son arrestation deux de ses disciples ont été tués et des dizaines blessées. C’est donc les meurtriers qui méritaient la prison, pas les organisateurs d’un Gamou.

Vous avez, ensuite, écrit sur son rappel à Dakar pour fautes de gestion.

La vérité est que les autorités étatiques avaient  fait circuler des rumeurs sur un présumé détournement de 70 millions. Quand une certaine opinion publique avait commencé à demander des poursuites judiciaires, ils avaient vite fait de ranger cette affaire aux oubliettes. Ceux qui connaissent l’immensité de la fortune de Seyd Cheikh ne pouvaient que rire de cette accusation grotesque. Seyd Cheikh dira en 1997, 35 ans après ses accusations : «  de l’argent que m’avait offert le général DE GAULE lorsque j’ai été nommé ambassadeur, il en reste toujours un peu ».  En ce qui concerne Doudou Thiam, Mame Cheikh avait bien fait de le remettre à sa place.

Pour terminer, j’aimerai :

  1. vous conseiller plus de rigueur dans la recherche avant d’écrire ou de parler
  1. vous faire savoir qu’il n’y a que quatre manières de restaurer une autorité (le silence, la parole, une forte gueule et l’action). Aujourd’hui j’ai surfé entre la deuxième et la troisième. Je m’en arrête là, « bons sens étant la chose la mieux partagée au monde », vous comprendrez.

*Mouhammad Maktoum DIA

Disciple d’Al Houtboul Maktoum Seyd Cheikh Ahmad Tijany SY

 

Babacar Justin Ndiaye Lettre Ouverte
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(5) commentaires

Pap Doudou

Sur le 4éme point relevé par Mr Dia dans les propos de B.Justin, le cours de l’histoire pouvait ne pas changer en 2000. Car si Abdou Diouf avait poursuivi l’enquête sur l’assasinat de Me Séye aprés le 15mai93 Me Wade serait davantage blanchi car les assasins étaient du coté du pouvoir. Clédor Séne au centre de cette affaire le répéte chaque jour

Khouly Beuth

En tout cas ce babacar Justin Ndiaye aime se faire remarquer souvent je rappelle en conférence de presse avec président wade avait proposé un statut spécial pour la casamence ceux qui avait fait réagir me wade en lui disant que si c était dans un autre pays il allait être fusillé. Donc plusieurs années après le revoilà encore devant un article injuste. Mr je cois qu il changer votre plus parceque pour moi vous écrivez avec l encre qu on utilisé vers les années 1967 avec des encrier fixés dans un trou sur les tables blancs. Aujourd’hui nous sommes dans l ère du numérique tout le monde se documente donc utilisé votre clavier à la place de la plume et de l encre et sûrement la prochaine fois vous nous apporterez des articles plus justes.

Jibi Gey

Bayiléne yaramou gor yi guéne di takh. Dommage pour toi Justin

Jules

Très bien dit

Cheikh T Cisse

Machallahou Mr Dia que Dieu te protège et augmente ta connaissance bien dit

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