Les Sénégalaises à l’heure du sex-selfie

La pudeur, un mot plein de sens, jadis, est depuis ces dernières années en train de perdre ses lettres de noblesse. Et cela est attesté par la tendance actuelle marquée, entre autres, par le penchant des femmes à se faire photographier dans leur nudité la plus complète. Certaines interrogées ont expliqué les raisons. Quant aux acteurs interviewés par Seneweb, ils reviennent sur les cas qui les ont le plus marqués. Témoignages.

Dans une enquête menée auprès de certains photographes professionnels, beaucoup d’entre eux ont révélé avoir à plusieurs reprises été engagés par des femmes désireuses d’exposer leur corps nu devant les flashs. Une tendance qui continue de prendre de l’ampleur au Sénégal et qui note un changement de l’âge de ses adeptes. Les mineures ont pris le relais sur les femmes qui la pratiquaient.

Avec l’avènement du numérique sur l’analogie, des photographes professionnels de confier que beaucoup de femmes, jeunes comme âgées, célibataires ou mariées, continuent de les contacter pour se faire photographiées nues. Cela, avec comme objectif, disent-elles, d’envoyer leurs images suggestives à leurs conjoints ou copains émigrés, pour les exciter et faire en sorte qu’ils pensent tout le temps à elles.

«Mon mari émigré préfère se masturber en regardant mes photos nues»

«Je souhaite me faire photographier, mais je veux une photo très particulière». Cette demande un peu plus osée, des femmes, naturellement belles, pleines de charmes et souvent très sensuelles, la font d’habitude aux photographes. Dans l’intimité de leurs chambres ou sous les projecteurs d’un studio, elles posent nues. Et les flashs crépitent. La séance, qui débute par une série d’exhibition de leur corps, aboutit à des prises de vues dignes des revues pornographiques.

Et parfois, la séance se termine au lit. Cette pratique était très courante avant le boom des appareils numériques et l’avènement de l’internet. Et pour satisfaire le vide sexuel d’un mari éloigné de la chaleur conjugale, plus d’une ont réussit à vaincre leur timidité, à reléguer au second plan leur pudeur pour oser exposer leur nudité devant un photographe. Selon certaines de ces femmes, c’est leurs maris qui demandent à avoir ce genre de photos parce qu’ils disent fantasmer en regardant ce genre de clichés.

«Mon mari qui vit à l’étranger m’a clairement dit qu’il préfère se masturber en regardant mes photos en tenue d’Eve. Parce que cela lui procure plus de plaisir que de regarder des revues ou films pornographiques», a confié une femme à l’un des photographes interrogés par Seneweb.

D’autres parmi elles, indiquent nos interlocuteurs, prennent leurs propres initiatives parce qu’elles pensent à tort ou à raison que ce genre de photographies suscitent souvent chez les hommes le besoin de rentrer au bercail après plusieurs années d’absence. Charles, photographe professionnel, raconte la séance qui l’a le plus marquée dans ce genre de prises de vues.

Quand maman pousse sa fille à faire des photos érotiques

«Une dame, la cinquantaine révolue, m’a fait quitter mon studio pour prendre des photos à son domicile, raconte Charles. En cours de route, elle m’a expliqué que sa fille de 22 ans vient de boucler 5 années de mariage sans jamais avoir vu son mari. C’est pourquoi, elle a pensé que de telles initiatives pourraient le pousser à venir enfin savourer une lune de miel en voyant des photos très osées de sa magnifique et sensuelle jeune femme. Pudique, la jeune mariée s’est déshabillée avec beaucoup de difficulté en ma présence. Elle n’a pas pu me regarder durant toute la séance». Et de poursuivre avec un sentiment de tristesse mélangé à de la compassion : «Il a fallu le coaching de sa maman pour que je puisse avoir des photos réussies».

Pour étayer ses propos Charles dit retenir quelques détails des propos de la mère à sa fille. «Pour combler ton homme, il faut que tu prennes conscience que tu dois avoir certaines astuces dignes des putes. Ecartes bien tes jambes pour que ton mari puisse voir ce que tu as gardé pour lui». Elle joint l’acte à la parole en écartant les jambes de sa fille et lui demande de bien exposer son sexe. C’est après cette séance que le photographe dit avoir pris conscience de la grandeur de l’amour maternelle.
Si pour les femmes mariées la prise de ce type de photographies répond à des besoins de combler un vide sexuel conjugal, on voit aussi des personnes qui s’adonnent à des «shooting» pornographiques.

Poils pubiens à la Davala

Thierno, photographe professionnel raconte : «Un homme a une fois fait appel à mes services. Arrivé chez lui, j’y ai trouvé une femme. C’est à ce moment qu’il m’a expliqué qu’ils voulaient prendre des photos pornographiques. Ils m’ont payé beaucoup d’argent pour que je fasse le boulot. Cependant, au cours de la séance, j’ai pu comprendre à travers leurs échanges que ces photos étaient commandées. Car, l’homme disait toujours à la femme que c’est cette position qui leur a été demandée».

Oumar, un de ses collègues interrogé, n’en dira pas moins. «Au cours de ma carrière, j’ai eu à rencontrer beaucoup de filles qui ont sollicité mes services. Elles voulaient que je les prenne en photo toute nue. Généralement, elles disent que c’est pour l’envoyer à leur copain soit leur époux. Il y en a même qui te demandent de les filmer. Cependant, ce n’est pas quelque chose qui se fait sur un simple coup de tête. Il faut d’abord une relation de confiance. Il ne faut pas croire que ce sont toujours pour des copains blancs que les femmes le font. Certaines se font photographier dans des postures les plus osées pour, disent-elles, l’envoyer à leurs époux ou copains Sénégalais établis à l’étranger. C’est, de leur avis, pour l’exciter et le pousser à revenir au Sénégal. C’est pour elles, une manière de lui dire, « vois-tu ce que tu rates ». Mais aussi pour faire en sorte que le récepteur ne cesse de penser à elles. Il y a certaines femmes, qui ont rasé leurs poils pubiens à l’image de la coiffure Davala. C’est vous dire qu’il y a pas mal de ces femmes qui ont de petits copains établis à l’étranger. Des hommes dont elles disent follement amoureuses qui ont passé plusieurs années hors de nos frontières. Afin de marquer leur présence dans la tête de cet homme, ces femmes ne se privent pas de se faire photographier nues pour, ensuite les leur envoyer dans le but de raviver la flamme et les exciter. Vous n’avez même pas une idée de l’ampleur de ce phénomène. Des femmes utilisent aujourd’hui Viber pour envoyer des photos érotiques à leur cible», indique-t-il.

«Des filles ont accepté de faire des photos pornographiques pour 150.000 Fcfa»

«Cela fait plus de 4 ans que je rencontre ce genre de clientes. J’ai rencontré, il y a quelques mois de cela, un toubab riche qui avait loué un appartement à Ngor, dès son arrivée au Sénégal. Il a dans un premier temps engagé un homme à qui, il a chargé de recruter des filles dont des mannequins à qu’il a proposé des enveloppes en échange de prises de photos. Il n’a pas hésité à mettre sur la table des enveloppes, selon des poses avec « deux pièces », «nuisette» ou «sein nu». Certaines ont accepté d’être photographiée, ce que j’ai fait avant de retirer la puce, de le remettre au gars avant de partir. Je sais que cela est un délit qui pourrait me coûter un séjour carcéral. Cependant, je peux dire que j’ai été gracieusement payé après les prises de vue. Je dirais même que j’ai gagné entre 800 000 et 1 000 000 F Cfa. Les filles ont perçu, quant à elles, des sommes qui varient de 150 000 à 300 000 francs. Voilà un fait qui m’a le plus marqué dans mon expérience. Le plus grave est que c’est à la veille d’une grande fête. Période où les jeunes filles ont un besoin fou d’argent pour faire face aux dépenses. Jusqu’à nos jours, j’en rencontre certaines qui disent craindre, qu’à chaque fois qu’on parle de photos publiées, que ce soit les leurs, bien que cela ait été faite il y a près de 5 ans. Mais aujourd’hui, avec mon expérience et mon âge, je ne compte plus faire ce genre de travail», a confié Oumar.

«Des femmes m’ont payé avec des relations sexuelles»

Beaucoup d’autres témoignages de ce genre ont été recueillis. De ceux-là, on a pu relever celui d’un homme qui a fini par avoir des problèmes avec la justice, après avoir respecté ses engagements face à des clientes qui l’avaient payé pour une séance quasi pornographique, entre femmes.
Jean, un autre photographe témoigne : «A plusieurs reprises, j’ai été invitée par des femmes pour les prendre en photo toutes nues. Je l’ai tellement fait que cela m’a valu une arrestation. La première femme qui m’avait fait cette proposition est l’épouse d’un émigré vivant aux Usa. C’est ce dernier qui lui avait envoyé un appareil numérique. Et comme elle ne pouvait pas se prendre en photo elle-même, ses copines ne pouvant pas non plus le faire, l’une d’elles m’a mis en rapport avec elle. Je l’ai donc prise sous toutes les positions qu’elle voulait pour les envoyer à son mari. La séance s’est déroulée tranquillement. Sans aucune gène, elle s’est exposée à ma vue, devant les flashs. Je l’ai pris en photo, elle était toute nue et ensuite, elle m’a payé mon argent et je suis parti. J’ai pu rencontrer 6 femmes qui désiraient, elles aussi, faire de telles photos. Mais j’ai fini par avoir des problèmes après une séance de prise de photos. En réalité, ce n’est pas seulement des femmes nues que je devais prendre en photo. Je devais les filmer aussi dans des postures érotiques. C’était en 2010, des femmes très célèbres m’avaient engagé pour une séance de «tam tam». Cela avait fait beaucoup de buzz, à l’époque et m’avait coûté des ennuis. C’est depuis lors que j’ai cessé de faire ce genre de boulot. De toutes celles que j’ai photographiées nues, seules deux sont mariées. Il y en a certaines qui te payent après la prestation et qui te proposent une partie de relations sexuelles. Même des femmes mariées font cela. Pour ces prestations, on me payait au moins 50 000 francs. Il y a même des intermédiaires qui intervenaient et qui tiraient profit de cette situation. Ceux là percevaient de fortes sommes et mettaient en rapport le photographe et la femme désireuse de se faire photographier. J’ai eu récemment une demande que j’ai rejetée. Ce serait vous mentir que de dire que je n’ai jamais couché avec quelques-unes de ces femmes».

«Une présentatrice très connue m’a engagée pour des photos nues»

Dans cette même lancée, Pape, l’un d’eux de confier en avoir connu beaucoup. «La première fois remonte à 13 ans. Il y a des femmes blanches comme il y en a aussi des Sénégalaises. Certaines me payent pour immortaliser leur partie de plaisir entre filles. Il y a même une présentatrice de télé, très connue, mais également la fille d’une grande autorité, qui ont eu à m’engager pour de telles photos. Je l’ai prise dans sa nudité complète. Cela fait moins de 9 mois, une fille m’a appelé. Je l’ai photographié nue, elle m’a payé et je suis parti. De nos jours, les mineures sont celles qui passent le plus ce genre de commande. Désireuses de s’offrir un nouveau copain blanc, elles sont plus aptes à se faire photographier nue», renseigne-t-il.

2 COMMENTAIRES
  • demba ndiaye

    senego vous êtes des manteure

  • fares

    bns je suis pour les femmes bbw black

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