Le Maroc et ses alliés arabes se retirent du sommet arabo-africain de Malabo

Le Maroc et ses alliés arabes se retirent du sommet arabo-africain de Malabo

Le Maroc, qui bénéficie de liens solides avec les pays du Golfe, a pu mobiliser derrière lui l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le sultanat d’Oman, la Jordanie, le Yémen et la Somalie qui ont tous annoncé leur boycott. Le Koweït, un des principaux bailleurs de fonds de ce sommet, ainsi que l’Égypte, ne les ont pas suivis dans cette démarche. 

Les diplomates marocains considèrent que seul les pays membres de l’ONU ont le droit de siéger à ce sommet, or il se trouve que la RASD n’en fait pas partie. Se disant « conscient de l’importance du partenariat arabo-africain » et « renouvelant sa grande considération » à la Guinée équatoriale, ils affirment qu’il « ne peuvent tolérer le non-respect de la souveraineté des États et de leur unité territoriale », pourtant consacrées lors des précédents sommets arabo-africains.

La RASD a toujours été empêchée de siéger à ce sommet qui s’est tenu jusqu’à maintenant dans trois capitales : au Caire en en mars 1977, à Syrte (Libye) en octobre 2010, et enfin, au Koweït, en novembre 2013. C’est lors de cette dernière session qu’il a été convenu d’organiser le prochain rendez-vous en Afrique. Et c’est la Guinée équatoriale qui a été choisie par l’Union africaine (UA) pour l’accueillir.

Le sommet de ce mercredi a été précédé d’une rencontre préparatoire des ministres des Affaires étrangères arabes et africains lundi 21 novembre, durant laquelle le ministre marocain chargé des Affaires de la migration, Anis Birou, s’est opposé à la présence d’une délégation sahraouie, indique le journal arabophone Al Quds Al Arabi, basé à Londres. Malgré les tentatives de réconciliation entre le clan africain, qui considère que la RASD est membre de l’UA, et le clan arabe, qui affirme qu’elle n’est pas admise au sein de la Ligue arabe, le Maroc a pris la décision de se retirer, entraînant ses alliés avec lui.

Ce retrait ne manquera pas d’affecter un sommet où le sujet de l’accélération des flux arabes vers le continent est censé occuper le cœur des débats. Selon la note d’orientation officielle de cette rencontre, les chefs d’État devraient entériner la création d’un fonds arabo-africain en cas de catastrophe, ainsi que différents accords liés à la problématique migratoire et à la lutte contre le terrorisme. Au programme aussi, l’adoption d’un rapport sur la mise en oeuvre des initiatives de l’émir du Koweït sur l’investissement et le développement.

(Avec Jeune afrique)

2 COMMENTAIRES
  • libre

    on s’en fout il faut que nous les africains nous apprenons a voler de nos propres ailes

    • marocain

      le Maroc aussi est un pays africain, qu’il faut respecter sa souveraineté territoriale, le polisario ne doit pas être présent car il ne emplit pas les conditions des Nations unies pour être un état, tout ce qui se passe c’est que dans l’union africain il un lobby contre les intérêts du Maroc.

Publiez un commentaire