Le 5 Août et pas la moindre goutte de pluie: Que se passe-t-il sur nos cieux?

Le mois d’août a été entamé en cette année 2014 sans que la moindre goutte de pluie ne tombe sur Dakar. « C’est la capitale du pays, il n’y a presque pas de périmètre agricole et qu’il pleuve ou pas, ce n’est pas notre problème. D’ailleurs c’est mieux ainsi, puisqu’on est de fait à l’abri des inondations », répondrait béatement un Dakarois bon teint, un Boy town à la cervelle courte qui n’y comprend queue dalle sauf à frimer et encore…

Mais cette situation plus qu’alarmante n’est pas seulement note à Dakar. Partout ailleurs sur toute l’étendue du territoire national, l’état des pluies est déficitaire, largement déficitaire. De quoi inquiéter au plus haut chef les paysans, les autorités politiques, religieuses et coutumières. Car, l’économie nationale est largement dépendante de la pluie et les 70% des Sénégalais, paysans de leur état, risquent d’en pâtir grandement.

Les services météorologiques avaient pourtant, dès le mois de mars, averti les autorités mais aucune mesure n’a été prise pour assister les ruraux qui commencent à tirer la langue. Tout comme le bétail qui erre dans l’espoir de revoir un jour un tissu herbacé entre les pâturages du Baol, du Cayor, du du Jolof ou du Saloum.

Même le Sud et le Sud-Est, généralement très arrosés, présentent des déficits criards de pluviométrie. Cette situation met en péril les principales cultures de rente et hypothèquent sérieusement l’économie du pays. Les franges maraboutiques de la société égrènent leurs chapelets et invoquent les Cieux à plus de clémence. Les pratiques païennes resurgissent pour forcer les Cieux à ouvrir leurs vannes. L’Etat fait le mort…

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