L’application jugée « parcellaire » des accords pousse la F2s à décréter un nouveau plan d’action pour février

Le secteur de la santé s’apprête à connaître de nouvelles perturbations après une période d’accalmie relative. Alors que le dialogue social semblait avoir permis quelques avancées, la Fédération des syndicats de la santé (F2s) estime que le compte n’y est pas et a décidé de réactiver sa base pour une série de manifestations échelonnées sur le début de l’année 2026.

Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, la F2s a acté la reprise de ses mouvements d’humeur dès ce 9 janvier. Cette première phase, qualifiée de « rétention d’information », n’est que le prélude à un durcissement du ton prévu pour le mois prochain. La conférence des secrétaires généraux, réunie le 3 janvier, a en effet tracé une feuille de route qui doit culminer les lundi 16 et mardi 17 février 2026 par une grève générale de 48 heures sur l’ensemble du territoire.

Ce débrayage sera précédé, le lundi 9 février, par une assemblée générale de mobilisation, suivie d’une marche nationale le jour même du début de la grève, le 16 février. L’objectif affiché par l’organisation syndicale est de contraindre l’État à respecter l’intégralité de ses engagements, jugés pour l’heure insatisfaisants.

Au cœur de la contestation se trouve l’application des accords signés avec le gouvernement. Dans son communiqué daté du 5 janvier, la F2s dénonce une matérialisation « parcellaire » des acquis. Si la généralisation de l’indemnité de logement pour les agents de l’administration publique est saluée, le syndicat pointe une iniquité majeure : l’exclusion du personnel contractuel des hôpitaux et des agents du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Cette restriction est perçue comme une violation du Pacte de stabilité sociale, qui prévoyait, selon nos sources, un accord « sans ambiguïté » sur ce point.

Outre la question indemnitaire, la plateforme revendicative met en lumière la situation précaire de plus de 6 000 infirmiers et sages-femmes d’État. Ces agents attendent depuis plusieurs années leur enrôlement dans la 6ème cohorte du « Precis » ainsi que leur reclassement à la hiérarchie B1. La F2s alerte également sur le déficit chronique de ressources humaines, chiffré à 18 000 agents. Malgré les annonces de l’État concernant un recrutement — dont le quota est jugé très faible par les syndicalistes —, aucun appel à candidature n’a encore été officiellement lancé.

D’autres points de friction alimentent ce nouveau plan d’action, notamment la gestion des carrières des assistants infirmiers et préparateurs en pharmacie, l’application du statut du personnel (dont le décret remonte à 2016), l’octroi de parcelles à usage d’habitation et l’augmentation des subventions allouées aux hôpitaux.

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