La tension politique gagne encore en intensité. Après les critiques formulées par Waly Diouf Bodian, membre de Pastef, remettant en cause la légitimité du député Thierno Alassane Sall (TAS) à commenter les remous actuels au sommet de l’État, la République des Valeurs apporte sa réplique.
Papa Cissé, de la cellule de communication du parti, n’a pas mâché ses mots. « Waly, revisitez l’histoire à partir du chapitre sur la démission du ministre de l’Énergie Thierno Alassane Sall », a-t-il lancé dans une note à Senego, rappelant les épisodes marquants qui ont opposé TAS à l’ancien régime.
Selon lui, les critiques de Pastef ne tiennent pas face au parcours de l’ancien ministre. « Ce qui opposait TAS à l’ancien régime est de loin plus insigne, incomparable à ce qui apparaît clairement comme des bisbilles au sein de votre conglomérat de pouvoiristes », affirme Papa Cissé, pointant des tensions internes qu’il juge sans commune mesure avec les combats menés par son leader.
Revenant sur la démission de Thierno Alassane Sall en mai 2017, il rappelle le courage politique qu’il attribue au député actuel. « Au lendemain de ce fameux 2 mai, votre mentor fut au premier rang parmi ceux qui se prosternaient devant le refus historique du ministre Thierno Alassane Sall », soutient-il.
Il insiste également sur le geste symbolique posé à l’époque : « Cet homme a tourné le dos aux privilèges d’un régime finissant, en refusant de brader notre pétrole au profit d’un moins offrant », martèle Papa Cissé, estimant que cette prise de position suffit à légitimer TAS dans tout débat concernant la gouvernance actuelle.
TAS na pas tourne le dos. Il est difficile d’avoir acces avec 0.5%. SONKO ne court pas derriere les privileges sinon il n’aurait pas accepter de se ranger derriere.
C’est vraiment inutile de demander à Waly Diouf Bodian de jeter un regard sur le passé pour la bonne et simple raison que cet individu est amnésique et le demeurera toujours. Je suis désolé mais on raisonne les personnes dotées de raison et qui sont capables de prendre de la hauteur. Tout le contraire de cet individu.
Et qu’est-ce qu’il aurait dû faire selon vous ? Mon sentiment est qu’il n’avait vraiment pas le choix. Et cela se voit aujourd’hui, car nous assistons à un premier ministre qui veut reléguer le président de la République au second plan pour jouer les premiers rôles. N’est-ce pas inédit!
wait and see do youmb