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“La ressource humaine qu’il faut pour accompagner la relance économique”

Je prends dieu à témoin pour donner une analyse purement scientifique et technique dépourvu de toute considération partisane et politique selon ma spécialité et selon mon domaine et mon champ d’action qui motive d’ailleurs le nom de notre structure : compétences221.

Je vais commencer par l’exemple de NDIOUGA KEBE et du président Sedar Léopold SENGHOR lors de l’appel à la relance économique faite par Senghor pour construire le pays : (anecdote raconté par l’intendant du palais de l’époque EL Haj Insa Sané.

À l’époque NDIOUGA KEBE avait envoyé 11 demandes d’audience sans suite et il a été reçu à la 12 eme demande par le président SENGHOR.

Lors de l’entrevue le président SENGHOR lui demanda le but de toutes ces demandes d’audiences. Il lui répondit que c’était juste pour répondre à l’appel de la construction de la mosquée de Dakar et à la relance économique qui nécessite l’appel à l’investissement étranger. Ndiouga kébé lui fit savoir qu’il veut donner autant que ce qui été collecté auprès de tous les donateurs. Ce qui faisait la somme de 12 millions qu’il régla de suite avec un chèque. Puis, il dit qu’il était capable d’investir à lui seul plus que les investisseurs étrangers qui répondront à l’appel.

Effectivement, NDOUGA KEBE construisit beaucoup de grands immeubles comme on n’avait pas encore vu au Sénégal et participa à beaucoup de projet de développement de l’époque. C’est un exemple de patriotisme à prendre et qui servira de modèle.

On a pris cet exemple afin de rappeler aux milliardaires de ce pays leur devoir de patriotisme envers ce pays.

Chaque citoyen a un devoir envers son pays et les niveaux d’implications son différents : par la compétence, par la force du travail et par les moyens financiers. Le prophète Mohammad paix et salut sur lui dit : l’amour de la patrie fait partie de la foi.

Depuis une trentaine d’année nous vivons les mêmes problèmes, malgré tous les plans présentés ou exécutés par les différents gouvernements au Sénégal dont le dernier qui est le PSE. La fameuse phrase du président ABDOULAYE WADE : je vous ai dit de consommer du riz du pays vous dites que ce n’est pas bon, vous préférez le riz parfumé qui vient de la chine, je vous ai dit de consommer de la farine de maïs ou de mil vous dites que vous préférez la farine de blé que nous ne cultivons pas donc nous n’irons nulle part car le développement c’est un état d’esprit et un processus alimenté par désir et la motivation de la population puis par des reformes et des actes globaux : ce que nous n’avons pas. Ainsi nous devrions nous regarder dans un miroir pour nous demander si le vrai problème ne venait pas de nous.

Pour répondre à la question de la ressource humaine accompagnatrice de cette relance. Je dis qu’elle se trouve à trois niveau d’implication.
La première: la compétence et l’expertise.

Si on veut disposer à bon escient des ressources humaines sénégalaises, on devrait choisir pour des postes stratégiques et à haute responsabilité, des hommes et des femmes d’une réelle compétence avec des qualifications avérés de chacun dans son domaine. Des enquêtes de bonne vie et mœurs sont aussi nécessaires pour que nous ayons un personnel politique compétent et patriote.

Une fois cette ressource humaine choisie, elle doit être au chevet de la population pour savoir ce qu’ils vivent au quotidien, les écouter et savoir aussi que ce poste ou cette direction ou ce ministère n’est pas pour servir les membres du parti au pouvoir, ou pour se servir car le président de la république nomme des responsables pour tous les sénégalais. Autrement, il y a des risques non négligeables de frustration et un manque de confiance qui bloque la mouvance de développement.

Pour le bon déroulement des plans économiques, la relation entre les directions et les ministères doit être fluide pour un suivi et une continuité dans les programmes mis en œuvre. Les partenariats et les collaborations entre directions et ministères pour plus de résultats, peuvent aider à éviter beaucoup de retard ou de blocage dans l’exécution des programmes.

Et enfin mettre les intérêts du Sénégal et du sénégalais avant les intérêts personnels et ceux des partis pour la réussite collective du gouvernement.

La ressource humaine entre le patriotisme et les intérêts des partis au pouvoir et ceux de l’opposition.

Le développement est un circuit et ce circuit commence par la population après l’acte posé par l’État.

Dans la population, il y a le secteur privé, le secteur informel qui sont la population productive, puis il y a la population non productive comme les élèves et étudiants ou les chômeurs. L’état doit assurer à tous les moyens nécessaires d’une vie décente même au minimum requis (enseignement, santé, logement….)

Lorsqu’un gouvernement est en place et met un plan en marche un programme et que la population ne suit pas, qui va le suivre. Cela ne m’étonne pas que l’on fasse appel à l’investissement étranger en lieu et place du secteur privé et des investisseurs sénégalais.

Il faut aussi se regarder dans le miroir patriotique, afin d’éviter beaucoup de pratiques qui handicapent nos hommes d’affaires qui concourent en majorité aux appels d’offres nationaux et qui par des complicités arrivent à obtenir des marchés qu’ils sous-traitent et gagnent indument de l’argent sans présenter des services à la hauteur du carnet de charge. Cette pratique rend les programmes aléatoires et nous fait revivre constamment les mêmes problèmes que nous évoquions au début. Donc à qui faire confiance, à l’étranger qui nous surtaxe mais nous donne un produit plus ou moins de qualité ou au sénégalais qui nous donne un produit éphémère.

Un pays ou les milliardaires ne servent pas les populations de leur pays ne pourra jamais se développer, car si le développement se fait avec des dettes qui s’accumulent on risque de laisser à nos enfants un pays qui n’a aucune souveraineté et en faire des esclaves de la mondialisation et de la globalisation.

Cette force que doit avoir l’état à s’affirmer et s’imposer au niveau international doit provenir de la population, qui doit travailler en toute confiance et cultiver les besoins alimentaires au lieu de les importer. Nos operateurs économiques ne doivent pas se focaliser sur les importations mais plutôt se tourner vers une indépendance alimentaire et investir dans les terres.

La première nature d’une population constructrice est une population actrice qui suit les programmes et dispositifs de développement que l’état a mis en place ; Et ensuite penser au pays mais pas seulement aux intérêts personnels.

La population estudiantine et scolaire, doit affiner ses choix de formation selon les besoins en développement du pays et s’orienter sur les métiers du futur. Pour exemple, les écoles de formation en management et communication ou autre, produisent des chômeurs car ce sont des formations qui n’ont aucun intérêt pour ce pays. La preuve trop de managers créent la polémique, puis la désinformation qui finit par créer la zizanie.

Et j’interpelle l’état aussi sur sa politique stratégique de l’émergence : elle doit commencer au plus bas échelon. Le Sénégal doit surtout orienter sa politique stratégique scolaire vers la science, l’informatique, la biologie, la chimie, le nucléaire etc.

Il est vrai que nous avons des grands spécialistes dans ces domaines mais pour la majorité, ils préfèrent vendre leurs compétences à l’étranger et développer d’autres pays.

C’est vrai aussi que la diaspora envoie plus de 1000 Milliards par an, mais malheureusement cette manne sert uniquement les besoins essentiels des familles mais ne participe pas ou très peu à l’investissement et au développement.

Les compétences dans l’opposition

Les ressources qui doivent travailler le Sénégal sont divisés car chaque parti politique à ses ressources humaines, IDRISSA SECK avec ses partisans, ISSA SALL, SONKO… ainsi de suite. Au lieu de réunir les compétences pour travailler le Sénégal ; nous allons même plus loin jusqu’à souhaiter l’échec du parti au pouvoir et prétendre au fauteuil présidentiel pour faire mieux. On pourrait mieux servir son pays, lorsqu’une fois les élections terminées, tout le monde se met à travailler pour le développement du pays en attendant les prochaines élections pour reprendre les rivalités car on est tous citoyens du même pays. Le succès d’un gouvernement doit être profitable à tout le pays et non seulement au président et ses partisans.

Une prise de conscience patriotique est nécessaire pour tous et les discours de haine ne doivent pas pousser les populations à se dresser les uns contre les autres. Nous devons revendiquer nos droits et aussi remplir nos devoirs tout en veillant à la bonne marche du pays vers le développement et la stabilité car on a vu ce qui s’est passé dans beaucoup de pays musulmans et autres, notamment dans les pays arabes qui ont connu une déstabilisation incontrôlable alors qu’ils vivaient dans des pays relativement riches. Les manipulations mondialistes et globalistes risquent au nom des libertés et autres euphémismes pousser à des revendications si légitimes soient-elles, pour aboutir à des émeutes ou des révolutions qui morcèlent les pays et les rendent totalement dépendants des puissances étrangères.

Les ressources humaines des confréries religieuses

Cette ressource humaine peut servir le Sénégal sans attendre rien en retour. Je peux dire qu’aujourd’hui avec l’accord des chefs religieux tout est possible au Sénégal. Certains ont le culte du travail comme emblème et le font pour la face divine il suffit juste du NDIGUEUL. Aujourd’hui dans un pays où il y a 100/100 de religieux : musulmans en quasi-totalité, mais aussi une minorité chrétienne très appréciée et active dans plusieurs domaines comme l’éducation ou la politique et l’économie.

Les responsables politiques ont tout intérêt à prendre des conseils auprès des hommes religieux intègres et probes qui donnent des conseils et des orientations par la face de Dieu. Ils sont une bénédiction pour notre pays et ils pensent à nos enfants et aux générations futures car les œuvres et les projets qu’ils mettent en place serviront nos enfants et tous nos descendants.

Nous avons un bel exemple dans la confrérie mouride qui est très active dans l’économie du pays et dans la diaspora. Les valeurs prônées par les enseignements de Khadimou Rassoul élèvent le travail honnête au rang des adorations car le prophète Mohammad sur lui la paix disait : celui qui se lève le matin pour travailler afin de nourrir sa famille est dans un combat sacré (jihad).

Il y a aussi la solidarité et la distribution des richesses qui assure aux populations une sécurité et une fraternité, car les pauvres aiment ainsi les riches qui sont généreux et solidaires avec leurs concitoyens, et cela évite les frustrations et les soulèvements suscités par l’injustice et l’avarice.

Une société humaine ne peut pas pérenniser sans valeurs ni éthique, pour cela il est nécessaire à tous de revoir nos paradigmes si on veut sortir de cette situation de dépendance qui crée la précarité et laisse la majorité du peuple sénégalais dépendant de la dépense quotidienne alors que d’autres se vautrent dans le luxe et la richesse.

Finalement, on appelle à une synergie des ressources humaines et une valorisation des moyens de production en faisant bénéficier les uns et les autres des expériences et des compétences des spécialistes qui ont le savoir ou le savoir-faire et qui sont assez généreux pour le partager avec leurs concitoyens.

Notre plateforme Competences221 organisera des séminaires de formation et des forums comme aussi des concours afin de participer aux programmes de développement du Sénégal et à la création des emplois et l’accompagnement des projets. Le développement rural comme les métiers du futur sont aussi des priorités dans notre activité. Nous servons d’interface entre la diaspora et les différents organismes et services de l’administration sénégalaise pour une facilité d’accès à l’information et à la diligence des dossiers.

* Babacar Mbaye
Directeur général de Compétence221

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