Réunis depuis deux jours dans la capitale du Saloum, les acteurs du développement et les partenaires locaux ont clôturé, ce jeudi 5 février, une session de travail décisive sous l’égide d’Enda Energie. Au cœur des échanges tenus à Kaolack, l’élaboration d’une nouvelle feuille de route destinée à transformer la manière dont la résilience climatique est conçue et financée au Sénégal. L’initiative vise à rompre avec les méthodes descendantes pour placer une réalité souvent ignorée au centre des décisions étatiques.
Inscrit dans le programme « Climate and development Knowledge Network », cet atelier a rassemblé les acteurs des régions du centre, incluant les collectivités territoriales et les organisations de terrain. L’objectif affiché par les organisateurs était de mettre en lumière les stratégies d’adaptation déjà déployées par les populations face à l’aggravation des effets du changement climatique.
Selon les constats partagés lors de ces assises et relayés par nos confrères de Sud Quotidien, les communautés locales élaborent au quotidien des réponses concrètes et souvent efficaces. Pourtant, ces solutions endogènes souffrent d’un manque de documentation et, par conséquent, restent exclues des circuits de financement et des politiques publiques majeures.
**Une reconnaissance institutionnelle des savoirs locaux**
Pour Enda Energie et ses partenaires, le statu quo n’est plus tenable. Les travaux ont acté la nécessité de considérer les communautés non plus comme de simples bénéficiaires, mais comme de véritables productrices de connaissances climatiques. Cette reconnaissance doit désormais se traduire par l’intégration de ces expériences de terrain dans les mécanismes officiels de financement.
La rencontre a servi de cadre de dialogue direct avec le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique. Il s’agit désormais de capitaliser sur ces savoirs citoyens pour articuler l’action publique autour de réponses durables, construites à partir de la base et non imposées par le sommet.