La Sûreté urbaine du Commissariat central de Kaolack a procédé, le mardi 4 février 2026, à l’interpellation de trois individus pour des faits de proxénétisme, complicité et défaut d’inscription au fichier sanitaire et social.
Cette opération fait suite à une plainte déposée par une mère de famille, qui alertait les autorités sur la séquestration présumée de sa fille dans un local utilisé pour des activités de débauche, a appris Senego. Exploitant cette dénonciation, les enquêteurs ont mené une intervention qui a permis de localiser les suspects et de recueillir les premiers éléments de l’affaire.
Lors de son audition préliminaire, la jeune femme a affirmé avoir été retenue contre son gré et abusée par un individu qui organisait également des rencontres sexuelles tarifées avec des tiers. Une fouille corporelle effectuée sur ce dernier a permis la saisie d’une somme d’argent dont l’origine est jugée suspecte par les enquêteurs.
Après notification de leurs droits, les mis en cause ont été entendus. Le principal suspect a reconnu les faits de proxénétisme, admettant notamment avoir utilisé des verrous pour contrôler l’accès à la chambre où se déroulaient les activités illicites. Un autre individu, interpellé en flagrant délit sur les lieux, a pour sa part nié être un client, expliquant qu’il se contentait de livrer de la nourriture sur instruction du mis en cause principal. Cette version a été corroborée par les autres personnes impliquées.
De son côté, la victime présumée a maintenu ses accusations de séquestration, tout en reconnaissant l’exercice clandestin de la prostitution. Elle a expliqué son absence de carnet sanitaire par le caractère récent de son activité et s’est engagée à régulariser sa situation administrative et sanitaire dès sa remise en liberté.
Les trois individus ont été placés en garde à vue. Une enquête est en cours afin de déterminer l’ampleur exacte de ce réseau et d’identifier d’éventuelles autres personnes impliquées.