Justice : Le milliardaire Mayoro Mbaye demande que le Doyen des juges soit dessaisi de tout dossier le concernant

Dans la missive en date du 8 mai, parcourue par Sen24heures, M. Mbaye accuse le doyen des juges « d’acharnement » contre sa personne dont rendrait compte les derniers événements concernant un dossier judiciaire le plaignant à un de ses ex-collaborateur dans le cadre de la gestion de la société Maritalia.

Selon M. Mbaye, le magistrat a rendu une ordonnance, le 17 avril, pour des faits visés par une plainte en date du 14 juillet 2004, et « largement anéantis la prescription pour défaut de diligence ». L’homme d’affaire parle d’une volonté de continuer à l’humilier.

Interrogé par la RFM, ce vendredi, l’avocat de M. Diouf a déclaré ne pas pouvoir se prononcer sur ce nouvel épisode.

En mars, les deux hommes devaient se retrouver au tribunal à la suite d’une plainte en diffamation intenté contre M. Mbaye et les journaux EnQuête et L’Obsevateur. Lesquels avaient publié, entre fin janvier et courant février, des échanges téléphoniques entre le milliardaire et le Doyen des juges, et qui laisseraient entendre que celui-ci ferait traîner un dossier dans une autre affaire opposant Mayoro Mbaye à un de ses ex-collaborateur dans la société Maritalia.

Le magistrat instructeur réclamait la somme de 1 milliard FCFA dommages et intérêts à payer solidairement, s’estimant « atteint dans sa chair et dans sa conscience », selon son avocat Me Khassimou Touré, cité en son temps par le quotidien EnQuête. Mais le magistrat s’était par la suite désisté. Des sources de Sen24heures l’avaient expliqué par des « arguments solides présentés par les avocats » de Mayoro Mbaye.

En fait, l’affaire à l’origine du différend, vieille de 10 ans, est partie d’une plainte de Mayoro Mbaye, en date 21 août 2003, contre son associé en cousin Alioune Ndiaye. Mais le mis en cause n’a été inculpé que le 25 mars 2013 par le doyen des juges d’instruction pour abus de biens sociaux portant sur les sociétés Maritalia, Technipact et Lampafric, selon le site Enquêteplus, ajoutant que le montant du préjudice est estimé à 9 milliards de francs Cfa.

La même publication notait que déjà excédé par la lenteur de la procédure, au point de saisir les autorités (notamment le ministère de la Justice) pour décrier le juge d’instruction.

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