Le président américain a profité de sa présence au Forum économique mondial pour livrer une analyse critique de la situation outre-Atlantique. Mercredi, en Suisse, le locataire de la Maison Blanche a pointé du doigt des choix stratégiques qui, selon lui, ont profondément altéré l’identité du continent européen.
Alors que les regards des décideurs mondiaux étaient tournés vers Davos, Donald Trump a tenu un discours sans équivoque sur la trajectoire politique et économique de l’Europe. Bien qu’il ait assuré « aimer l’Europe » et souhaiter sa réussite, le constat posé par le chef de l’État américain est celui d’une région qui, d’après ses termes, « ne va pas dans la bonne direction ».
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le président a été jusqu’à affirmer que certaines zones du continent ne sont « franchement, même plus reconnaissables ». Pour Donald Trump, cette métamorphose négative n’est pas accidentelle, mais résulte d’une série de décisions politiques de long terme, qu’il estime avoir été partagées par les gouvernements européens et les précédentes administrations à Washington.
Dans son allocution, il a spécifiquement ciblé ce qu’il nomme une « pensée dominante » ayant régi les dernières décennies. Le président américain a détaillé les mécanismes qui, selon lui, ont affaibli le modèle occidental : une croissance économique artificiellement soutenue par une augmentation constante des dépenses publiques, une dépendance accrue aux importations étrangères et une migration à grande échelle.
Le réquisitoire s’est poursuivi sur les choix industriels et énergétiques. Donald Trump a dénoncé un consensus passé visant à délocaliser les « emplois sales » et les industries lourdes, tout en remplaçant l’énergie bon marché par ce qu’il a qualifié de « nouvelle escroquerie verte ». Il a conclu en critiquant la stratégie consistant à soutenir les pays par l’importation de « populations nouvelles et totalement différentes venues de contrées lointaines ».