Au cœur de nouvelles tensions régionales, l’installation d’un équipement de surveillance aérienne en Syrie a provoqué une levée de boucliers de l’autre côté de la frontière. Alors que des inquiétudes sécuritaires étaient relayées par la presse voisine concernant la capacité de ce dispositif à perturber des opérations militaires, les autorités de Damas ont tenu à préciser la nature exacte et la fonction de cette infrastructure.
La polémique est partie de rapports diffusés par des médias israéliens, qualifiant la mise en service d’un nouveau radar à l’aéroport international de Damas de « défi majeur » pour les avions de chasse de l’État hébreu. Ces allégations suggéraient une potentielle utilisation militaire de ce matériel dans une zone déjà marquée par une instabilité chronique. Face à ces accusations, la Direction générale de l’aviation civile et du transport aérien syrienne a brisé le silence pour rectifier les faits.
D’après les éléments rapportés par l’agence Anadolu, Damas rejette catégoriquement toute vocation militaire pour ce nouvel équipement. Dans une déclaration officielle, Omar Hosari, directeur de l’instance, a insisté sur le caractère strictement civil du dispositif. Selon ses précisions, ce radar est « dédié exclusivement à la navigation aérienne civile et à la gestion du trafic aérien », sans aucune capacité ou mission offensive.
L’autorité syrienne précise que ce matériel opère sous son « autorité pleine et directe », conformément aux législations nationales en vigueur. L’installation de ce radar ne répondrait pas à une logique de guerre, mais s’inscrirait dans un vaste processus de modernisation des infrastructures aéroportuaires du pays. L’objectif affiché est le renforcement de la sécurité des vols commerciaux et l’amélioration de l’efficacité dans la gestion de l’espace aérien syrien.
Pour appuyer sa bonne foi, la Direction générale a réitéré son attachement aux normes internationales, citant spécifiquement son engagement envers la Convention de Chicago et les pratiques recommandées par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). En conclusion de sa mise au point, l’instance a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative de « politiser ou de militariser » des outils techniques indispensables au transport de passagers.