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[Jeunesse et Entrepreneuriat] – Hamidou Bayo: « la réussite de mon projet dépend de moi, et je dois … »

  • Ankou Sodjago Ankou Sodjago

Spécialiste du design, Hamidou Bayo, âgé de 22 ans et étudiant en Licence 2 de Management des Affaires Internationales s’est confié à « Jeunesse et Entrepreneuriat ». Le jeune entrepreneur et PDG de la marque HB DESIGN, résident à Dakar, raconte son parcours semé d’embûches. Avec sa célèbre formule « La réussite de mon projet dépend de moi, et je dois mettre les moyens pour y parvenir sans attendre personne », Hamidou que nous avons rencontré dans son fief à Fass Casier prodigue ainsi des conseils à ses jeunes frères et sœurs. Il oeuvre également dans le domaine social. Entretien …

Senego : Si vous deviez définir en quelques mots la finalité du HB DESIGN…

HB DESIGN est une marque de vêtements que j’ai créée en 2013, à l’âge de 18 ans lorsque je faisais la Terminale. Par la suite je l’ai enregistrée au Bureau sénégalais des droits d’auteur (BSDA) récemment rebaptisé SODAV (Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins). HB signifie Homme et Beau. En disant Homme je fais référence aux humains et Beau qui fait référence à la beauté. Vu que dans la mode le but est de créer des choses belles.

D’où est venue l’idée de mettre sur pied votre propre structure, du coup d’entreprendre ?

Un jour dans ma chambre en compagnie de mon meilleur ami Bougazelly, on parlait de mode et on a fait un constat. Ce dernier est que tout ce que nous portons vient de l’extérieur et vu que je savais dessiner, sur un coup de tête, je me suis dit que je vais créer une marque. J’ai aussi le don de vendre, car ayant une mère commerçante qui voyageait un peu partout pour vendre ses articles j’y ai pris goût.

Racontez-nous vos débuts et des difficultés rencontrées ?

La première contrainte fut après la création de la marque, je n’ai pas eu le BAC du coup j’étais obligé de faire une pause et me concentrer sur les études. La pause a duré 02 ans. Ensuite il y a ce problème de pénétration dans le marché, pouvoir s’imposer et avoir des clients. Ainsi nous devions mettre le paquet dans la communication et la création. Pour pallier à tous ces problèmes, fin de l’année 2015, nous avons lancé le concept BOUR et LINGUERE qui nous a permis d’être connus dans le milieu. Enfin comme tout jeune entrepreneur il y a ce problème de financement pour pouvoir mener à bien ces activités. Il y a aussi eu des problèmes de piratage. Nos pages Facebook et Instagram ont été piratées alors qu’elles étaient en pleine ascension.

Pouvez-vous nous parlez des différentes activités que vous avez à votre actif ?

En 2013 nous avons fait une grande rencontre sur les 02 voies Sacré-Cœur, au programme des shootings gratuits. Il y a eu une forte présence de nos amis et amoureux de la marque. Dans la même année nous avons assisté à notre premier défilé à la Salle Daniel Brottier avec 400 places, où on a eu l’occasion de présenter nos produits ce fut un réel succès. En 2014 la marque a organisé une soirée dansante pour permettre à ses fidèles clients de se réunir et partager un moment de communion.

La mode nourrit-elle son homme au Sénégal ?

Bien sûr que oui … Nous voyons la naissance de nouvelles marques et des fashions week qui se déroulent souvent ici. Je pense qu’on ne se plaint pas. Mais bon … après tout chacun a sa perception de la situation.

Selon vous, quels sont les secteurs porteurs de croissance au Sénégal ?

Nous notons que récemment tout le monde parle de l’agriculture mais je pense que pour un pays qui veut se développer tous les secteurs sont porteurs de croissance. Il faut juste avoir l’amour mettre l’expertise et les moyens qu’il faut. Je pense et persiste que tous les secteurs sont porteurs de croissance

Les autorités sénégalaises œuvrent-elles, selon vous, pour la valorisation de votre secteur d’activité ?

J’ai une connaissance limitée sur leur politique destinée à notre secteur. Mais je sais qu’ils ont mis en place l’ANPEJ (Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes) et FONGIP (Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires) pour aider les jeunes dans la recherche d’emploi et du financement peu importe le secteur d’activité. Mais par rapport à notre secteur, je ne suis pas au courant des actes posés par des gouvernants pour valoriser le monde de la mode. Car personnellement j’attends rien d’eux j’ai une philosophie qui est : La réussite de mon projet dépend de moi, et je dois mettre les moyens pour y parvenir sans attendre personne.

Vous êtes dans le social, pouvez-vous nous dire exactement ce que vous faites ?

Avec l’aide des amis, cela fait 4 ans que nous faisons des dons de rupture durant le mois de Ramadan dans de différents quartiers. Avant-hier (jeudi 15 juin – Ndlr) nous avons fait des dons à Niary Tally. Mais aussi nous lancerons bientôt un concept ‘’BOULA DARA METTI’’  pour venir en aide aux nécessiteux. Nous l’avons commencé dans certains hôpitaux et pouponnières, et cette année on veut s’y mettre à fond. Je suis ambassadeur de 02 structures : ‘’Hi COACH’’ qui vient d’être lancé. C’est une structure qui donne des cours de Développement Personnel et d’Anglais. Et aussi  l’Equipe ‘’Aidons Les Talibés’’ qui, durant la fête de la Korité offre des boubous aux talibés, se rend à la mosquée avec eux et passe le reste de la journée à leurs cotés.

Qu’est-ce qui vous a poussé à opter pour ces dons aux nécessiteux ?

Il y a un dicton qui dit : respecte le vieux, si tu es jeune. Aide le faible, si tu es fort. Donne ou partage si tu es dans  l’abondance. Peut-être dans ta vie tu seras : vieux, faible et dans le besoin…. Sur ce, venir en aide aux personnes n’est pas une option mais une obligation nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Et dans ma famille la solidarité est une vertu.

Quels conseils donnerez-vous aux jeunes qui veulent s’essayer dans la mode ?

Il n’y a pas de secrets. Il faut avoir l’amour déjà, être créatif, savoir innover, courageux et persévérant. Car tout n’est pas rose dans la vie.

Je tiens à vous remercier pour votre initiative de tenir compte des jeunes entrepreneurs. Je tiens à remercier en premier lieu ma mère Oulimata Diarra qui s’est battue corps et âme pour qu’on soit des hommes responsables dignes et respectueux moi et mes frères. A tous ceux qui ont soutenus HB de près ou de loin. Un petit coup d’œil à FALILOU SOW AMADOU NDOUR SATA DJIBA et aux restants de l’équipe HB DESIGN.

Rubrique animée par Ankou Sodjago ([email protected])

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4 commentaires

  • Mef
    18/06/2017 09:55

    Il fait du bon boulot!

  • Falilou Wos
    18/06/2017 13:50

    Seul le travail paye mon frère djob rek

  • Falilou Wos
    18/06/2017 13:52

    #Classe
    #Élégance
    #Beauté

  • Am Doux
    18/06/2017 22:34

    Keep it up… #HBDESIGN we say

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