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Capture 25 - ITV - Senego - Abdoulaye Bâ Nguer, S. National Adj. à l’Economie du PDS rompt le silence

ITV – Senego – Abdoulaye Bâ Nguer, S. National Adj. à l’Economie du PDS rompt le silence

Il a toujours préféré se fondre dans la masse au sein de la formation politique de l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade (2000-2012). Secrétaire national adjoint à l’Économie du PDS, membre du Comité Directeur et Secrétaire Administratif de la Fédération Nationale des cadres Libéraux (FNCL), Abdoulaye Ba Nguer, puisque c’est de lui qu’il s’agit est aussi militant de la section communale PDS de Dagana depuis 1995. A bâtons rompus, celui qui est véritablement entré en politique à l’orée des élections locales de 1996 s’est ouvert au micro de Senego dans un entretien exclusif. Il est revenu sur la situation du Parti démocratique sénégalais, sur la candidature annoncée de Karim Wade en « exil forcé » au Qatar depuis son élargissement, entre autres faits saillants de l’actualité politique sénégalaise. Interview !

 

Senego: Quelle est la situation actuelle du Parti Démocratique Sénégalais ?

Abdoulaye Ba Nguer: « 

Au vu du parcours depuis la défaite de 2012 à maintenant, je ne peux que me réjouir du constat que le PDS est resté intact, debout malgré les brimades terribles subies et les tentatives de sabordage par le régime de Macky durant toutes ces années. Les législatives de Juillet 2017 ont confirmé clairement que le PDS demeure la principale force de l’opposition au Sénégal nonobstant l’organisation catastrophique et chaotique de tout le processus électoral ayant abouti à ces non élections. Certes, beaucoup de choses se sont passées avec la transhumance de certains responsables historiques mais le constat est là, le PDS reste plus que debout pour les défis à venir. On le doit certainement aux responsables et militants qui sont restés combattifs et dignes dans l’épreuve sous la houlette du frère Secrétaire Général National Adjoint et Coordonnateur Général du Parti Oumar SARR, un homme qui a tenu contre vents et marrées la maison du père en l’occurrence notre guide Maitre Abdoulaye WADE, Secrétaire Général National du PDS.
A présent, le parti aborde un autre tournant avant la présidentielle de 2019. Une tournée nationale au niveau des 45 fédérations départementales sera effectuée dans les jours à venir aux fins de réorganiser et de redynamiser les bases du parti.
Tout de même, compte tenu de la mafia électorale sans précédent de Juillet 2017, il va falloir se battre pour un système électoral fiable qui garantira des élections libres, démocratiques et transparentes. Le régime de Macky Sall, conscient de son échec total dans la satisfaction des attentes prioritaires du peuple sénégalais sans compter sa gouvernance chaotique de notre cher Sénégal qui, d’ailleurs, se trouve actuellement en état de quasi banqueroute, ne compte que sur la fraude à grande échelle pour la présidentielle de 2019. Le flou entretenu sciemment dans la confection et la distribution des cartes d’électeurs, le manque de fiabilité du fichier électoral, le pseudo dialogue politique téléguidé par un ministre de l’intérieur militant de l’APR constituent autant d’éléments qui présagent d’un vaste système de fraude en gestation.
Personnellement, j’appelle tous les partis politiques de l’opposition, toutes les forces vives de la nation sénégalaise, toutes les personnalités soucieuses d’une réelle démocratie républicaine à s’unir autour d’un cadre bien assaini à l’image de l’IED (Initiative pour des Elections Démocratiques) pour mener véritablement le combat de sauvetage de notre démocratie et de notre république. C’est une urgence nationale. La Marche du Vendredi 09 Février 2018 est un premier pas vers cette bataille inéluctable qu’il faut mener pour éviter toute catastrophe en 2019. »

Que pouvez-vous nous dire de concret sur la situation du candidat de votre parti pour la Présidentielle de 2019 ?

« Le frère Karim Wade a été désigné candidat du Parti Démocratique Sénégalais à la présidentielle de 2019 par le congrès du parti en 2015. Actuellement, il est en exil forcé au Qatar après 03 années de kidnapping en prison par le régime de Macky pour des raisons purement politiques. Récemment, je viens d’apprendre avec stupéfaction que le document de la banque mondiale, commandité par le juge d’instruction de la CREI pour les besoins des investigations, a été sciemment et volontairement dissimulé par le pouvoir de Macky Sall durant son procès. Un document qui innocente complétement le frère Karim WADE dans la mesure où il rend totalement caduque tous les éléments sur lesquels le fameux juge Henry Grégoire Diouf s’est appuyé pour motiver son verdict. Pour ce qui est de la saisie du fameux compte de Monaco, on constate que l’Etat a été complétement ridiculisé car le jugement de cette honteuse CREI n’est applicable que dans ce Sénégal sous Macky.
On se réjouit que notre candidat ait gardé intact ses droits civiques et politiques. Il n’a été condamné ni pour vol, ni pour détournement de derniers publics, ni pour blanchiment, ni pour corruption, ni pour faute de gestion mais plutôt pour un soi-disant enrichissement illicite qui n’a fait subir aucun préjudice à l’Etat du Sénégal. Ce qui est tout de même très drôle en soi.
Actuellement, le PDS est dans les préparatifs pour le retour du frère Karim WADE qui assurément va assister au Congrès du Parti Démocratique Sénégalais prévu en Juin 2018. Ceux qui pensent le contraire vont vite déchanter car sa venue est plus qu’imminente.
Personnellement, je militerai à ce qu’il soit au pays le plus tôt possible parce qu’une présidentielle est, avant tout, une rencontre entre un homme et son peuple. Il doit avoir le temps de sillonner le pays en entier, de présenter et d’expliquer son programme au peuple sénégalais souverain.
Ma conviction est que le frère Karim est le seul, parmi tous les potentiels candidats, capable de gagner au premier tour à la présidentielle de 2019 car d’une part, il dispose d’un grand parti qu’est le PDS qui détient environ du quart de l’électorat et d’autre part, il a un haut capital de sympathie auprès du peuple sénégalais.
Pour ce qui est de sa candidature que le régime de Macky veut arbitrairement et honteusement bloquer, ce n’est qu’une question de rapport de force sur le terrain politique. Empêcher le candidat d’un parti comme le PDS à se présenter à la présidentielle équivaut à créer le chaos total dans ce Sénégal à tel point qu’il n’y aura pas les conditions d’une élection. Cette bataille est une étape qui ne peut survenir qu’après sa venue et son déploiement sur le territoire national. D’abord assurons son retour triomphal au pays et son déploiement, ensuite nous pourrions engager véritablement le combat pour sa candidature qui est plus que valable à tout point de vue, telle est ma conviction. »

Pourquoi tous ces remous au niveau de la Fédération Nationale des cadres Libéraux (FNCL) ?

« La Fédération Nationale des cadres Libéraux (FNCL) se porte bon an, mal an. Il faut tout de même signaler que c’est la seule structure du PDS qui a tenu presque toutes ses réunions régulières depuis la défaite de 2012. Elle a été lourdement secouée entre 2013-2016. Le régime en place voulait disloquer cette structure, d’abord en mettant en prison son Secrétaire Général le frère Abdoul Aziz Diop, puis en manipulant des chevaux de Troie qui se trouvaient d’ailleurs être les ténors de la FNCL à l’époque. Heureusement, des cadres valeureux ont su réagir avec vigueur et avec dignité pour extirper les vers du fruit et sauvegarder ainsi cette structure de réflexion du PDS. Depuis lors la FNCL se démêle pas mal pour aider le parti dans le processus de reconquête du pouvoir pour 2019.
On s’est réorganisé en mettant en place un Secrétariat Exécutif National avec comme président le frère Dr Cheikh Tidiane Seck et le frère Abdoul Aziz Diop est resté naturellement le Secrétaire Général.
Ce SEN est chargé de redynamiser la réflexion et la production intellectuelle au sein du parti dans un esprit d’équipe. Et c’est là où le bât blesse actuellement au niveau de la FNCL. On avait totalement banni l’accaparement personnel des décisions, des activités, des taches au sein de la structure du fait de la leçon apprise du passé récent (entre 2013-2016) avec ces fameux chevaux de Troie qui empêchaient, à l’époque, tout déploiement de la structure. Maintenant, les membres du SEN et des commissions de réflexions doivent, chacun en ce qui le concerne, jouer leur rôle dans un respect mutuel afin d’éviter toute manipulation de la structure à des fins personnelles comme ce fut le cas. Ce défaut dans le fonctionnement constitue un véritable problème actuellement à la FNCL à tel point qu’il subsiste une crise latente qui peut exploser à tout moment. Heureusement qu’on est assez responsable pour gérer ces dysfonctionnements en attendant d’y remédier.
L’autre tare est que la FNCL a totalement abandonné le terrain de la réflexion et de la production intellectuelle, l’essence même de sa création au sein du parti. Ce qui pose un vrai problème existentiel de cette structure.
La FNCL ne peut se comporter comme un mouvement de soutien, ou comme l’UJTL, ou comme le MEEL ou encore comme une section dans le Parti. Ces structures ont leurs missions spécifiques qu’elles jouent à merveille et la FNCL ne peut se substituer à ces dernières sous peine de créer des confusions ou des conflits de compétences.
La FNCL doit exclusivement se focaliser aux activités de réflexions et d’orientation stratégique du parti. Il nous faut organiser des fora et des séminaires, avec l’aide d’éminents intellectuels, sur les sujets tels que : – l’état des finances publiques du pays qui se trouvent être dégradantes actuellement ; -l’agencement institutionnelle chaotique de notre république qui a fini de transformer dangereusement toutes les autres institutions en des organes satellites de la présidence de la république. Dans tous ses sujets, nous devons y mener des activités de réflexions et de disposer des documents cadres qui définiraient les visions de notre parti aux yeux de la population sénégalaise.
En définitive, la FNCL, en tant que structure des cadres du PDS, doit mener la bataille des idées au niveau national et celle de la réorientation de la stratégique politique du parti sous peine de glisser sur les prérogatives des autres structures et de créer ainsi des redondances inutiles.
Voilà, en principe, les points fondamentaux qui divisent les uns des autres au sein de la FNCL. Néanmoins, il est prévu une importante rencontre du SEN afin de réorienter la ligne stratégique de la structure et d’harmoniser les positions pour le bien du parti.
Personnellement, je pense qu’une issue heureuse sera trouvée dans la mesure où chacun des membres de la FNCL est conscient de cette réorientation stratégique et de la préservation de l’esprit d’équipe en vue des échéances importantes de 2019. »

Ameth Fall Braya a pris une position par rapport à la visite du président Macron à Saint-Louis. Comment au sein du PDS cette posture de votre camarade est-elle perçue ?

« Bon, je dirai que le frère Ameth Fall Braya est un grand ténor du parti qui s’investit énormément pour le triomphe du Sopi, il est un des barrons importants dans la zone nord au niveau de Saint-Louis. Bref, c’est un doyen que je porte en haute estime franchement.
Tout de même, je tiens à féliciter et à encourager le frère Mayoro Faye pour ses activités bien réussis lors de la venue des présidents Macron et Macky à Saint-Louis conformément aux directives de la direction du parti. Il est un de des grands frères du parti avec qui je partage énormément.
La discipline de parti impose à tout militant et responsable à respecter les décisions du Comité Directeur et du Secrétariat National dans toute sa plénitude.
Maintenant, il est tout bénéfique pour le PDS de disposer de ces deux grands responsables au sein d’une ville comme Saint-Louis. C’est un atout considérable qui doit permettre au parti de gagner les futures batailles dans la ville tricentenaire. La divergence des points de vue constitue, à mon avis, une source de richesse et un formidable facteur d’unité dans le combat contre ce régime moribond de Macky Sall. »

Couly CASSE, Senego

Abdoulaye Ba Nguer Dagana
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(5) commentaires

Badou

Des idées claires, limpides et bien structurées. Au moins y’a un qui saisi bien les enjeux de 2019.

Malang Fall

Il est vrai que le PDS dispose de vrais talents cachés. yaw da ngua war di wakh souvent pour que les gens di comprendre. Bravo. c’est clair.

Abdoulaye Thioubou

merci tus tous bonne continuation est vives le PDS

Abdoulaye Niang

Tres bien dit mon grand vous nous avez rassuré Abdoulaye Ba Nguer!!!
Vive le PDS!!!

Mbarack Fall Massarois

Clair comme l’eau de roche,karim wade notre candidat en 2019,merci le grand,le combat continue!!!