Irak : La promesse de représailles formulée par le Kataib Hezbollah en cas d’action militaire américaine contre l’Iran

La montée des tensions au Moyen-Orient atteint un nouveau seuil critique avec le déploiement de forces navales américaines dans le Golfe. Alors que Washington accentue sa pression militaire et diplomatique sur la région, une voix influente en Irak brise le silence pour tracer une ligne rouge. Un groupe paramilitaire majeur a explicitement défini la nature de sa réaction si la République islamique d’Iran venait à être ciblée.

L’escalade verbale accompagne désormais les mouvements de troupes. Le Kataib Hezbollah, l’une des factions les plus puissantes des Forces de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi) en Irak, a lancé une mise en garde directe aux États-Unis et à Israël. Selon les informations relayées par Al Jazeera, le chef du groupe, Abu Hussein al-Hamidawi, a évoqué la perspective d’une « guerre totale » en cas d’offensive contre Téhéran.

Dans un communiqué au ton martial diffusé dimanche, le leader paramilitaire a exhorté ses combattants à se tenir prêts. Il a décrit l’Iran comme la « forteresse et la fierté » des musulmans, menacée selon lui par des « forces obscures ». S’adressant directement aux puissances occidentales, al-Hamidawi a prévenu qu’une guerre contre la République islamique ne serait « pas une promenade de santé ». Il a renchéri en affirmant que les agresseurs goûteraient aux « formes de mort les plus amères » et qu’il ne resterait rien d’eux dans la région.

Cette déclaration marque une rupture potentielle avec les événements de juin dernier. Lors de la précédente attaque israélo-américaine contre l’Iran, les alliés régionaux de Téhéran, regroupés sous l’appellation « axe de la résistance », n’étaient pas intervenus militairement. Cette fois, le chef du Kataib Hezbollah insiste sur « la nécessité de soutenir [l’Iran] par les forces de l’axe et de l’aider par tous les moyens possibles ».

En parallèle de ces menaces, la diplomatie américaine tente de manœuvrer à Bagdad. Le secrétaire d’État Marco Rubio s’est entretenu dimanche avec le Premier ministre irakien Mohammed Shia al-Sudani. L’objectif de Washington est de pousser l’Irak à prendre ses distances avec son voisin perse. Selon le porte-parole du département d’État, Marco Rubio a souligné qu’un gouvernement sous influence iranienne ne pourrait pas placer les intérêts de l’Irak en priorité ni tenir le pays à l’écart des conflits régionaux.

Sur le plan militaire, l’administration américaine a confirmé l’envoi d’un groupe aéronaval vers le Moyen-Orient. Donald Trump a déclaré surveiller l’Iran « de très près », évoquant l’envoi d’une « grande force » et d’une flottille importante. Toutefois, le président américain a nuancé son propos en espérant ne pas avoir à utiliser cet arsenal, après avoir reçu, selon ses dires, des assurances de Téhéran concernant l’arrêt des exécutions de dissidents. De son côté, le ministère iranien des Affaires étrangères a réaffirmé que si l’Iran privilégie la voie diplomatique, ses forces armées répondront fermement à toute violation de sa souveraineté.

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