Lima replonge dans une zone de turbulences institutionnelles bien connue des observateurs. Le Congrès a voté, mardi, la destitution du président Jose Jeri, mettant un terme brutal à un mandat entamé il y a à peine un trimestre. Cette décision radicale des parlementaires fait suite à l’examen de dossiers compromettants liant le chef de l’État à des pratiques de gestion jugées incompatibles avec sa fonction.
La session parlementaire, décrite comme tendue, s’est concentrée sur des allégations de corruption qui visaient directement l’exécutif. Au cœur des débats ayant conduit à ce vote sanction figurent des éléments précis rapportés par l’agence Anadolu et les médias locaux. Il est reproché à Jose Jeri d’avoir tenu des réunions non déclarées avec des hommes d’affaires chinois, une opacité qui a immédiatement soulevé la méfiance des élus.
Outre ces rencontres discrètes, le dossier d’accusation comportait également des preuves présumées d’irrégularités dans le recrutement de collaborateurs gouvernementaux. Ces deux griefs ont suffi à convaincre une majorité de législateurs de la nécessité d’écarter le président, seulement quatre mois après son entrée en fonction.
Ce départ forcé ne constitue pas un cas isolé, mais s’inscrit dans un cycle d’instabilité chronique qui fragilise le sommet de l’État péruvien. Jose Jeri rejoint une liste désormais longue de présidents destitués ou contraints à la démission ces dernières années, illustrant la profondeur de la crise de gouvernance et le conflit persistant entre le pouvoir exécutif et le Parlement à Lima.