C’est une figure emblématique de la vie politique et administrative du Sénégal qui vient de disparaître. Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, Christian Valantin s’est éteint ce jour à Paris. Âgé de 96 ans, il était considéré comme l’un des derniers grands témoins de l’époque du président Léopold Sédar Senghor, ayant occupé des fonctions stratégiques au cœur de l’État pendant plusieurs décennies.
Né en 1929 à Saint-Louis, Christian Valantin était le fils de Marc Valantin et de Madeleine Guillabert. Son parcours académique a débuté au Lycée Faidherbe avant de se poursuivre par des études supérieures en droit, sanctionnées par une licence obtenue en 1954. Cette formation juridique a servi de socle à une double carrière, à la fois administrative et politique, entamée dès les premières heures de l’indépendance.
Son ascension au sein de l’appareil d’État a été rapide. Entre 1959 et 1960, il a exercé comme Chef de cabinet du Président Senghor, alors que ce dernier présidait l’Assemblée Fédérale du Mali. Par la suite, il a été nommé Gouverneur de la région de Thiès, poste qu’il a occupé de 1961 à 1962. Sa proximité avec le premier président du Sénégal s’est confirmée quelques années plus tard, lorsqu’il est devenu Directeur de cabinet du Président de la République de 1966 à 1968.
Sur le plan législatif, Christian Valantin a établi une longévité remarquable au sein de l’hémicycle. Député du Sénégal sans interruption de 1968 à 2000, il a terminé son mandat parlementaire en tant que premier vice-président de l’Assemblée nationale, fonction qu’il a assumée de 1993 à 2000.
Au-delà des frontières nationales, l’homme d’État a également joué un rôle clé dans la diplomatie culturelle. Il a servi comme Représentant personnel du Président de la République au Conseil Permanent de la Francophonie de 1986 à 2000, avant d’être sollicité en 2007 pour devenir Conseiller personnel du Secrétaire général de la Francophonie.
Paix à son âme;