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Ibrahima Sène: « On devait tenir des élections partout sauf à Touba »

Le chargé des questions économiques et sociales du Parti de l’indépendance et du Travail (Pit) était, samedi dernier, l’invité du «Grand Oral» sur Rewmi-Fm. Face à Fanta Counta Thiam et Mamadou Lamine Kâ, Ibrahima Sène s’est prononcé, entre autres, sur les élections locales, la liste non paritaire de Touba et la situation qui sévit au Parti socialiste (Ps).

Liste non paritaire de Touba

«Concernant cette question, le pouvoir exécutif a tous les torts. Parce que, le chef de l’Etat a promis à Touba un statut spécial, deuxièmement le pouvoir exécutif a mis en place une réforme des collectivités locales et n’a pas intégré le statut spécial de Touba, c’est comme si Touba reste comme toutes les collectivités locales du Pays. En tant que tel, quand on réforme le code électoral, ils auraient dû mettre sur la table la question de l’application de la parité à Touba, il n’y aurait pas eu de problème. Donc l’exécutif avait toute la latitude d’éviter une situation pareille. Mieux, lors du dépôt des listes, le sous-préfet ne devait pas recevoir cette liste parce qu’elle enfreint aux règles de la République ; le représentant de la Cena ne devait pas valider, eux, à leur niveau, ils ont enfreint les règles de la République. Que devait faire leur tutelle ? Les désavouer, ce qui serait républicain. Mais, on a entendu le ministre de l’Intérieur valider ce qu’a fait le préfet et la Cena prendre acte. Ils ont enfreint les règles de la République et c’est très grave. Or, il y avait une solution à cela. La solution, c’est de tenir les élections partout, sauf à Touba, le 29 juin et programmer des élections complémentaires après. Mais, avant de tenir ces élections complémentaires, régler la question du statut de Touba».

Liste validée par le gouvernement

«La difficulté qu’on a maintenant c’est que le gouvernement, avec l’accord de la Cena, a validé la liste de Touba ; le Conseil d’Etat a invalidé la liste de la Communauté rurale de Fandène parce qu’ils n’ont pas respecté la parité. Et, là-bas, c’est Benno Bokk Yakaar qui a porté plainte contre la liste au Conseil d’Etat qui l’a invalidée. A Thiès, on a connu la même situation dans une commune d’arrondissement où le Conseil d’Etat a invalidé parce que les gens n’ont pas respecté la parité. On invalide les collectivités locales parce que la parité n’a pas été respectée et, l’exécutif et la Cena valident une collectivité locale qui n’a pas respecté la parité, c’est inadmissible dans une République. Or, les choses se sont passées de telle manière à Touba qu’aucun parti n’a le droit de faire recours contre la liste unique de Touba ; la seule autorité qui pouvait faire recours au Conseil d’Etat, c’est la Cena qui, aurait dû respecter les règles constitutionnelles et faire recours au Conseil d’Etat. Ce dernier allait invalider parce qu’il a déjà invalidé d’autres listes pour le même motif, il ne pouvait pas faire autrement. Donc là, ce qu’il faut regretter, déplorer et dénoncer, c’est l’irresponsabilité du pouvoir exécutif et de la Cena. Ce qui montre carrément que le processus électoral ne peut plus être confié à un ministre de l’intérieur qui relève d’un parti politique et la Cena, en tant qu’organe de supervision et de contrôle, a atteint ses limites. Il faudrait revoir le système électoral dans le sens proposé par la réforme des institutions de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri)».

Situation au Parti socialiste

«Il faut d’abord préciser que le parti socialiste est un parti souverain. Aussi faut-il préciser que le bureau politique du parti socialiste n’a pas écarté la candidature d’Aïssata Tall Sall. Parce que Khalifa Sall n’a pas parlé au nom du bureau politique mais au nom du Comité de supervision des renouvellements des instances et de préparation de la tenue du Congrès. Donc ce n’est pas le bureau politique. Il n’y a aucune mesure pour écarter Aïssata Tall Sall. Ce qui s’est passé, c’est que Khalifa, après consultations, a pris cette décision, sans l’avis dudit bureau, sans l’avis d’autres membres du Comité préparatoire du Congrès. Donc, si c’était dans notre parti, le Pit, on aurait sanctionné Khalifa d’avoir outrepassé ses prérogatives».

Vie du Pit

«Le parti se porte à merveille. Lors des investitures aux prochaines élections locales, notre parti est l’un des rares groupes politiques qui n’ont pas connu de soubresauts internes, vous n’avez entendu nulle part des dissidences au sein du Parti de l’indépendance et du travail (Pit) et, pourtant, nos camarades sont parvenus, dans chaque localité, à avoir leurs listes. Il faut aussi préciser que les seules localités où le PIT part seul parce que ne s’entendant pas avec les autres c’est à Ngoyé dans le département de Diourbel et dans le département de Sédhiou. Nous le faisons sans tambours ni trompettes, donc un parti qui ne se porte pas bien n’aurait pas pu faire un tel exploit»

Rewmi

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